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    Promesse de nouvelles négociations avec les FARC

    Colombie: Fin de l’occupation de la cathédrale de Bogota

    Bogota, 12 décembre 2003 (Apic) La "prise" symbolique de la cathédrale de Bogotá par une trentaine de proches d’otages des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) vient de se conclure. Le président Uribe a promis que la "commission de conciliation" rencontrera dès la semaine prochaine une délégation des FARC dans l’objectif de trouver un accord sur la libération des prisonniers.

    Alvaro Uribe a lancé sa promesse aux occupants de la cathédrale après une rencontre avec le cardinal Pedro Rubiano Sáenz, président de la Conférence épiscopale (CEC), relève l’agence d’information catholique Misna. Le prélat lui a présenté une proposition d’un accord humanitaire élaborée par les familles des otages. "Je crois que nous avons tous le devoir d’aider", a déclaré le cardinal, "ce sont des personnes qui sont enlevées depuis 5, 6 ou 7 ans. Récemment, un ambassadeur m’a dit que même pendant le seconde guerre mondiale des choses de ce genre n’avaient pas eu lieu".

    Le président colombien a toutefois précisé que les opérations militaires visant à libérer les otages ne cesseraient pas, en particulier celle en cours dans la Sierra Nevada de Santa Marta, où l’ELN (Armée de Libération Nationale) détient encore en otages 5 des 7 touristes étrangers enlevés en septembre. Jusqu’à ce jour, la commission de conciliation, qui comprend des représentants de l’Eglise catholique, a rencontré à deux reprises une délégation des FARC, sans obtenir de résultats. La guérilla propose de relâcher les otages politiques, militaires, agents de police et trois Américains en échange de la libération de centaines de ses combattants emprisonnés. Elle demande en outre la démilitarisation d’une vaste zone méridionale, comme ce fut le cas pour la "zone de détente" en 1998 sous l’administration du président Andrés Pastrana. Le gouvernement exige en revanche la libération de tous les otages, y compris ceux qui ont été enlevés pour obtenir une rançon, refuse la démilitarisation et prétend des FARC un engagement officiel à ne plus commettre d’enlèvements, prévoyant l’hypothèse de l’exil pour les rebelles remis en liberté. (apic/misna/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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