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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Colloque "Rerum Novarum" à l’Université de Fribourg (260491)

    Les dimensions historique et pratique de l’encyclique

    Fribourg, 26avril(APIC) Ouvert mercredi à l’Université de Fribourg, le

    colloque consacré à l’encyclique "Rerum Novarum" s’achèvera samedi avec les

    interventions du cardinal Roger Etchegaray, président des Conseils pontificaux "Justice et Paix" et "Cor Unum" et du président de la Confédération

    Flavio Cotti. Après les exposés de vendredi matin sur les pauvretés dans le

    monde et les nouvelles pauvretés en Europe et en Suisse, trois conférences

    ont mis dans l’après-miodi un terme à ce colloque et aux débats engagés durant trois jours dans le cadre du centenaire de l’encyclique.

    Une encyclique, a souligné Bruno Gruber, ancien secrétaire central de la

    Confédération des syndicats chrétiens (CSC), dont la dimension est à la

    fois historique et pratique. Historique dans la mesure où à partir d’une

    analyse et d’une critique de la société de l’époque, elle accorde aux plus

    faibles une place qu’ils n’avaient pas jusque-là, et propose une vision

    nouvelle du monde du travail en Europe qui, à partir de la moitié du XXe

    siècle, va s’élargir au tiers monde. Pratique enfin dans la mesure où l’encyclique de Léon XIII ouvre pour les travailleurs chrétiens du XXe siècle

    des perspectives nouvelles. Et Bruno Gruber de rappeler à ce propos la

    naissance de mouvements et de syndicats d’ouvriers chrétiens y compris en

    Suisse, peu de temps après sa promulgation.

    Directeur du groupe d’édition Média Participations, le français JeanLouis Dherse, a pour sa part relevé que l’enseignement social chrétien est

    souvent perçu comme une doctrine, c’est-à-dire un corps de connaissances

    conceptuelles. Selon lui, nous avons beaucoup de peine à croire que notre

    action individuelle ait une influence quelconque sur la façon dont marche

    le monde. Et pourtant, les chrétiens sont en première ligne. Et de rappeler

    Vatican II qui dénonçait "ceux qui croient pouvoir se livrer entièrement à

    des activités terrestres en agissant comme si elles étaient tout à fait

    étrangères à leur religion".

    Quant à Michel Albert, président des Assurances générales de France et

    président de l’Uniapac, il a présenté le point de vue du patronat à propos

    de la doctrine sociale de l’Eglise. Une doctrine sociale, selon lui, qui

    n’accorde qu’une faible place aux patrons d’entreprise. Une doctrine, a-til dit, qui ne tient pas compte de la concurrence économique et du système

    productif. (apic/pr)

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