Coire: la proposition d’un Synode des catholiques trouve des appuis
Coire, 10novembre(APIC) Quatre professeurs de l’Institut de théologie de
Coire ont appuyé mardi la proposition de Synode des catholiques du canton
des Grisons et celle d’un Synode des catholiques de tout le diocèse de Coire. Cette idée avait été lancée au début de la semaine dernière par trois
doyens des Grisons.
Dans une déclaration publique, les théologiens Franz Annen, Gregor Bucher, Karl Kirchhofer et Ernst Spichtig appuient l’idée d’un Synode et font
remarquer que "lorsque le véritable service de l’unité (du pape et des évêques) continue à manquer, c’est avec la solidarité du plus grand nombre
possible qu’on peut faire quelque chose. C’est pourquoi nous soutenons
énergiquement la proposition des trois doyens grisons de rassembler un Synode des catholiques des Grisons. Un Synode général de tous les diocésains
serait encore meilleur. Cela ne doit pas conduire à un schisme, mais servir
à organiser la survie..."
Les théologiens ont auparavant examiné la situation actuelle dans le
diocèse. La vie de l’Eglise dans le diocèse de Coire est gravement menacée,
estiment-ils. L’augmentation des sorties de l’Eglise est visible et les retraits discrets sont encore plus nombreux. La résignation ou la dépression
de prêtres parle un langage clair. "La crédibilité de l’Eglise subit une
chute catastrophique", disent les théologiens. La situation ne provient
pas, selon eux, au départ d’une crise de la foi mais "d’un mauvais usage
des fonctions ecclésiastiques par certains membres de la hiérarchie. Par
Mgr Vonderach, l’ancien évêque, qui a organisé sa succession de manière déloyale, par Mgr Haas qui ne construit pas de pont mais cherche à ériger une
dictature de parti, enfin par Rome qui regarde sans rien faire comment une
Eglise locale est en train d’être ruinée."
Les professeurs insistent sur le fait qu’ils ne veulent pas une division
dans l’Eglise. "Celui qui aime l’Eglise doit travailler de toutes ses forces à son renouvellement", écrivent-ils. Mgr Haas se met lui-même à l’écart
en appelant aux postes importants uniquement des gens qui lui sont proches,
en s’appuyant sur Pro Ecclesia, l’Opus Dei ou d’autres groupes extrêmes, et
en ne s’occupant plus de la majorité des prêtres et des croyants, concluent
les quatre professeurs de Coire. (apic/com/oe/mp)