Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    l’expertise du professeur Thomas Fleiner

    Coire: l’officialité diocésaine conteste (140693)

    "Expertise scientifique peu sérieuse"

    Coire, 14juin(APIC) Le diocèse de Coire, par l’intermédiaire de l’abbé

    Joseph Bonnemain, official du diocèse, considère "comme scientifiquement

    non sérieuse" l’expertise de Thomas Fleiner, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Fribourg. Le professeur fribourgeois estimait

    dans son rapport, commandé l’an dernier par les autorités grisonnes, que

    les droits reconnus du canton des Grisons ont été manifestement violés en

    1988 lors de la nomination de Mgr Haas comme évêque coadjuteur avec droit

    de succession, car le canton des Grisons n’avait pas été consulté.

    Lors de la nomination de Mgr Wolfgang Haas comme évêque de Coire, le

    Saint-Siège a observé toutes les prescriptions internes de l’Eglise et respecté tous les aspects en rapport avec le droit des gens, affirme à nouveau

    l’officialité diocésaine de Coire. Dans une prise de position publiée lundi, l’abbé Bonnemain considère "comme scientifiquement non sérieuse" l’expertise juridique du professeur Fleiner.

    L’official du diocèse déclare qu’on ne peut pas éviter d’avoir l’impression que "l’auteur de cette expertise scientifique peu sérieuse est guidé

    par une intention tendancieuse". Il n’en ressort aucun élément ayant force

    de preuve à propos d’irrégularités lors de la nomination de Mgr Haas. Le

    professeur Fleiner ignore les expertises qui confirment la conformité au

    droit de la nomination de Mgr Haas et n’a pas utilisé les nombreux documents disponibles des diverses archives, estime Joseph Bonnemain.

    L’argument principal pour le droit du canton des Grisons c’est-à-dire la

    prolongation de la validité du concordat de Vienne de 1448 est réfuté par

    une indication d’un discours du pape Benoît XV du 21 novembre 1921, au lendemain des bouleversements territoriaux provoqués par la première guerre

    mondiale. Dans ce discours, le pape dit que les nouveaux Etats ne peuvent

    revendiquer sous aucun titre de droit le maintien des anciens privilèges

    garantis dans le passé par le Saint-Siège à d’autres Etats par le biais

    d’accords ou de concordats. Il soulignait que le Saint-Siège était prêt si

    nécessaire à conclure avec ces pays de nouveaux accords correspondant mieux

    aux circonstances nouvelles.

    D’autre part Joseph Bonnemain conteste également l’affirmation selon laquelle le canton des Grisons et le Saint-Siège, supposant que le concordat

    de Vienne était encore valable, ne se sont pas occupés de conclure de nouveaux accords. Un projet définitif d’un nouvel accord diocésain daté du 6

    février 1938 l’indique. Mais cet accord, pour diverses raisons dont l’éclatement de la deuxième guerre mondiale, n’est jamais entré en vigueur.

    L’assertion plusieurs fois répétée selon laquelle le canton des Grisons

    n’a appris la modification du mode d’élection des évêques seulement en 1988

    est qualifié de "purement et simplement pas crédible". Joseph Bonnemain cite une lettre du Corpus catholicum, du 20 avril 1944, qui donne son accord

    pour le nouveau mode d’élection. L’official ajoute que le gouvernement

    schwytzois a en 1947 non seulement donné son approbation pour la limitation

    du droit d’élection du chapitre cathédral, mais l’avait même salué parce

    qu’ainsi "les candidats d’autres cantons auraient la possibilité de devenir

    évêques".

    Enfin l’official en vient à la proposition du professeur Fleiner d’ouvrir des négociations entre le canton des Grisons et le Saint-Siège. C’est

    une possibilité digne d’examen. De telles négociations peuvent conduire à

    qu’une "réelle reconnaissance de l’Eglise catholique dans le canton des

    Grisons" qui permettrait à cette dernière de ne plus voir à nouveau sa liberté et son automonie mises en cause. Joseph Bonnemain poursuit: " Ainsi

    les fidèles pourront verser des contributions financières qui seront vraiment destinées à couvrir les besoins matériels de l’Eglise. Cet argent sera

    alors géré au sein de l’Eglise, comme cela est prévu dans le droit canon

    sous l’autorité du pasteur du diocèse, par les divers organes, assemblées

    et institutions prévus pour l’administration des biens de l’Eglise, avec la

    participation et la coresponsabilité des fidèles".

    Réaction du professeur Fleiner

    Le professeur Thomas Fleiner se refuse à entrer dans le ton agressif et

    dans les arguments blessants de la déclaration de Coire. Dans son premier

    commentaire à l’agence APIC, le professeur relève qu’il n’a pas publié luimême cette expertise mais a établi celle-ci pour le gouvernement des Grisons. En outre, il relève qu’il n’existe pas de document dans lequel le

    gouvernement des Grisons a formellement renoncé à ses droits envers le

    Saint-Siège. (apic/oe/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus