Coire, 23juillet(APIC) Le fondamentalisme ne se rencontre pas que dans
l’Islam. Il est présent en Suisse aussi : dans l’Eglise catholique ce sont
"tous les mouvements qui s’opposent au modernisme et au Concile Vatican
II", comme l’Opus Dei, les traditionalistes groupés autour de Mgr Lefèbvre
et l’Association "Una Voce": C’est ce qu’écrivait samedi 22 juillet le
journaliste Peter Bernhard dans le supplément- magazine du "Bündner Zeitung" et de l’"Oberländer Tagblatt".
L’auteur de l’article définit le concept de "fondamentalisme" et enquête
sur les mouvements qui à ses yeux le représentent. Il relève comme caractéristique de cette tendance une fidélité absolue à la Bible, qui dans son
sens littéral exprime obligatoirement l’autorité divine.
Le fondamentalisme protestant gagne la majeure partie de l’Afrique du
Sud, se traduit sous différentes formes aux Etats-Unis et ne cesse de
croître en Europe. En Suisse, à l’intérieur de l’Eglise réformée, la théologie évangélique est pour Peter Bernhard "un courant à tendances fondamentalistes". "Les théologiens de sensibilité fondamentaliste ne terminent généralement pas leur formation dans les Facultés de théologie, comme par
exemple ceux de la "Freie Evangelisch-Theologische Akademie" (FETA), établie à Riehen, près de Bâle".
Du côté catholique le journaliste range dans les mouvements "qui poursuivent des idéaux et des buts fondamentalistes" : l’Association "Una Voce", qui défend fortement la pureté de la liturgie eucharistique, les traditionalistes entourant l’évêque excommunié Mgr Lefèbvre et l’Opus Dei, un
ordre laïc qui, selon Peter Bernhard, "est devenu l’une des plus puissantes
organisations de la droite catholique". (apic/slc/cor)