COE : publication de la liste des bénéficiaires (051187)
Genève, 5novembre(APIC) Fidèle à sa vocation, le Plan de lutte contre le
racisme (PLR) du Conseil Oecuménique des Eglises distribue à nouveau ses
subsides pour son "Fonds Spécial" aux mouvement qui dans le monde travaillent à faire disparaître les barrières discriminations raciales. Approuvé
par le Comité exécutif du COE qui s’est réuni fin septembre à Atlanta, aux
Etats-Unis, la clef de répartition des subsides 1987 vient d’être rendue
publique. Les fonds attribués atteignent un demi-million de dollars, ce qui
représente 1,22% du budget total du COE, qui s’élève à 41 millions.
De cette somme, 417’000 dollars vont aux groupes victimes de l’oppression raciale et 122’000 aux groupes de solidarité, tant en Europe, en
Amérique du Nord qu’en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Océanie.
C’est l’Afrique qui se taille la part du lion, avec 270’000 dollars, en
raison de la situation persistante d’oppression raciale en Afrique australe. Mais les montagnards de Taïwan (la population autochtone minorisée par
les nationalistes venus du continent après la victoire de Mao), les
aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle Zélande, les Gitans
d’Allemagne (Sintis et Roms), les Indiens du Brésil, du Canada et des
Etats-Unis sont également soutenus par le PLR, parmi beaucoup d’autres.
Le Fonds spécial du PLR est alimenté uniquement par des dons et ne reçoit pas de contributions des Eglises en provenance des impôts ecclésiastiques ou de leur contribution habituelle au budget général du COE. Les dons
du Fonds spécial sont couverts par des contributions affectées versées par
des Eglises membres du COE, des communautés paroissiales, des conseils
d’Eglises, des groupes de lutte contre le racisme et des gouvernements. En
comptant les fonds de cette année, 7’445’500 dollars US ont été versés par
le Fonds depuis 1970, date à laquelle les premiers dons ont été versés, ce
qui représente une moyenne annuelle de 413’639 US dollars.
Les subsides du Fonds spécial sont versés à condition qu’ils soient utilisés au service de la justice économique, sociale et politique que ces organisations favorisent et servent à financer des activités humanitaires
(action sociale, service de santé, éducation, assistance judiciaire, etc.)
Les critères du Fonds précisent que les dons servent en premier lieu à favoriser la prise de conscience des victimes de l’oppression raciale et à
développer leurs activités d’organisation. Enfin, les objectifs des organisations réceptrices ne doivent pas être en conflit avec les objectifs
généraux du COE et de ses diverses sections. (apic/spi/be)