Genève, 22octobre(APIC) Les protestants d’Espagne et le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) à Genève préparent activement le Colloque mondial sur
le partage oecuménique des ressources, qui aura lieu du 24 au 31 octobre
1987 au palais de l’Escorial, à Madrid. Trois cents participants venant de
80 pays et de toutes les confessions sont attendus en Espagne. Quatre
délégués officiels du Vatican assisteront aux débats, et l’archeveque de
Madrid, le cardinal Angel Suquia, donnera une réception en l’honneur du
secrétaire général du COE, le pasteur uruguayen Emilio Castro.
La question du partage oecuménique des ressources sera abordée de plusieurs cotés à la fois. Le secrétaire général du COE abordera ce thème dans
son homélie lors du culte d’ouverture, le 24 octobre. Les deux orateurs,
l’une du Sud, l’autre du Nord, approfondiront le thème à leur manière :
Sithembiso Nyoni, du Zimbabwe, active dans le développement communautaire,
parlera de la discipline oecuménique du partage oecuménique des ressources
dans la perspective du Sud, alors que le professeur Konrad Raiser, de
l’Université de Bochum (RFA), s’exprimera sur ce thème dans la perspective
du Nord.
Le partage : une question étudiée au préalable en colloques régionaux
Puis les participants débattront du problème en six sections sur la base
d’études bibliques quotidiennes et d’un document de travail élaboré au
cours de longues années de contacts oecuméniques au niveau mondial, en particulier dans les petits colloques régionaux qui ont eu lieu cette année, à
Arusha (Tanzanie), Singapour, Lima, Chypre, Suva (Pacifique) et pour l’Europe Amersfoort, aux Pays-Bas, du 1er au 3 septembre, en présence de 22
participants.
A Amersfoort, après l’introduction du secrétaire chargé du partage des
ressources, le Néerlandais Huibert van Beek, les participants ont entamé
une discussion sur les documents exposant dans quelle mesure les Eglises
d’Europe sont pretes à étudier les répercussions du partage oecuménique des
ressources sur leur vie et leur action. Puis la discussion a porté sur le
partage des ressources en Europe.
Intensifier la coopération : une nécessité
Les principales questions évoquées ont été les suivantes : la nécessité
pour les Eglises de l’Est et de l’Ouest d’intensifier leur coopération en
vue de l’unité, la nécessité de renforcer les formes existantes de partage
avec les marginaux et d’en créer de nouvelles, la nécessité d’un engagement
renouvelé des Eglises en faveur du partage entre pays européens. Quelques
questions ont surgi, qui devront etre reprises à l’Escorial : comment introduire le partage dans la prise de décision ? Faut-il accepter ou refuser
des fonds gouvernementaux ? Comment transmettre les valeurs chrétiennes
lorsque le volume des fonds échangés augmente considérablement ? La réunion
de la fin du mois tentera de résoudre les problèmes ou au moins de les
mettre en lumière. (apic/soepi/cor)