Cochabamba: 1er Congrès latino-américain de jeunes chrétiens (190192)
Cochabamba (Bolivie), 19janvier(APIC) Lors du 1er Congrès latino-américain de jeunes de l’Amérique latine, réalisé du 28 décembre au 5 janvier à
Cochabamba en Bolivie, plus de 100 jeunes Brésiliens représentaient leur
pays aux côtés des délégués et observateurs d’Argentine, de Bolivie, de Colombie, de Cuba, de Costa Rica, du Chili, d’Equateur, du Salvador, du Guatemala, d’Haïti, du Méxique , du Panama, du Paraguay, du Pérou, de Porto
Rico, de la République Dominicaine, d’Uruguay et du Vénézuela.
Rentrés au Brésil, ils ont donné leurs impressions sur cette première
rencontre de jeunes sur le plan continental. Organisé par la Pastorale des
jeunes latino-américains de l’Assemblée générale des évêques latino-américains (CELAM), le Congrès de Cochabamaba avait pour thème: "Jeunes avec le
Christ, nous voulons contruire une nouvelle Amérique latine".
Edson Barbosa dos Santos, un des jeunes Brésiliens qui a participé au
Congrès, a déclaré que cette première réunion continentale a permis "d’ouvrir les yeux vers la perspective future d’une nouvelle Amérique latine comprise comme une grande et unique patrie". Pour le Père Jorge Boran, qui fut
durant de nombreuses années assistant de la Pastorale des jeunes auprès de
la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), l’assemblée de Cochabamba a vu une participation active et enthousiaste des jeunes eux-mêmes:
ils se sont organisés pour se rencontrer en regardant leur réalité concrète, tout en cultivant leur rêves et projets futurs. Ils ont également réalisé des documents importants où ils se désignent comme "les protagonistes
et les sujets d’une nouvelle histoire latino-américaine".
Le thème du premier jour du Congrès était intitulé: "Les jeunes, qui
sommes-nous?" Après un travail en groupes, une synthèse s’est dégagée dans
laquelle sont mis en évidence deux points principaux. D’abord les jeunes
prennent conscience qu’ils sont un continent avec de grandes richesses humaines et matérielles, mais cependant qui a été appauvri et manipulé et
qu’ils sont victimes d’un processus historique qui a violenté les cultures
de leurs peuples. Ensuite qu’ils sont des jeunes avec la prétention de participer à la transforamtion de leur continent. Pour y vivre mieux, en
agents actifs de la construction d’une nouvelle civilisation.
La synthèse du deuxième jour marque l’influence du Christ dans ce désir
de transformation. C’est un acte de foi: "Nous croyons en Jésus vivant,
présent dans la joie et l’espérance du peuple latino-américain, marqué
pourtant par une histoire de souffrances et de pauvreté".
Le premier jour de l’an 1992, comme dans une grande liturgie, environ
1200 jeunes ont gravi la montagne pour y planter des semences d’arbres,
symbole de la jeunnesse qui met sa confiance dans l’Amérique latine.
Le jour suivant, les jeunes réunis ont annoncé ce qu’ils veulent accomplir: "Nous voulons une Amérique latine qui assume son histoire, respecte
sa dignité et l’identité et les expressions culturelles de tous les peuples, où il n’y aura plus de place ni pour la marginalisation, ni pour le
racisme". Le 3 janvier, les jeunes ont étudié ensemble les chemins et les
moyens pour qu’ils soient vraiment des protagonistes de l’histoire qui
vient. Enfin ils ont préparé, lors du dernier jour, une "Lettre ouverte des
jeunes de l’Amérique latine" et " Les contributions des jeunes pour la 4e
Assemblée du CELAM à Saint-Domingue", dans lesquelles ils mettent en valeur
la nécessité de continuer à vivre l’option pour les pauvres et les jeunes".
(apic/em/ba)