Paris, 4juillet(APIC),Aprés les célébrations un URSS, notamment à Moscou,
Kiev, Vladimir et Leningrad, s’est tenu à l’UNESCO, et à son initiative, un
symposium sur la portée de l’introduction du christianisme dans la Russie
ancienne, son rôle dans le développement de la culture et de la civilisation européenne et mondiale. Une trentaine de personnalités religieuses,
scientifiques et gouvernementales d’une quinzaine de pays y participaient.
Plusieurs personnalités religieuses de la Russie, de l’Institut Pontifical oriental de Rome, plusieurs académiciens bulgares, d’éminents scientifiques soviétiques et professeurs français ont contribué à l’animation de
ce symposium par une vingtaine de contributions, d’ordre plutôt historique.
Les contributions des académiciens bulgares ont mis en évidence qu’une nouvelle culture et conscience nationale avaient été rendues possible grâce à
l’action des saints Cyrille et Méthode.
L’académicien soviétique, Rauschenbach, fit ressortir que l’unité de
l’Eglise autour des métropoles de Kiev et de Moscou en même temps que les
relations entre les diverses églises nationales ont encouragé les échanges
culturels et commerciaux au sein des peuples slaves divisés. Plusieurs participants ont parlé du baptême du prince Vladimir, de sa formation spirituelle, et surtout des conséquences de cet événement au travers des
siècles: c’est en effet grâce à la culture biblique et hellénistique que la
création d’une culture originale et universelle a été possible.
Le philosophe orthodoxe Vladimir Zielinski de Moscou, dont l’absence à
été regrettée, a fait une communication écrite qui a su marquer la rencontre: "...La Sainte Russie est peut-être cette liturgie cosmique invisible accomplie au sein de l’Eglise , à l’intérieur de son histoire millénaire... ces dons s’accompliront complètement dans l’avenir".
La directeur général de l’UNESCO, Frederico Mayor, a déclaré, pour conclure le symposium, que l’UNESCO avait pour mission d’être ouverte non seulement à toutes les idées, à toutes les philosophies - pour autant qu’elles
n’encouragent pas les exclusions - mais aussi à toutes les croyances. Ainsi
les travaux des participants avaient-ils su démontrer comment des cultures
différentes, en s’enrichissant de leurs apports mutuels, avaient su faire
progresser les civilisations en puisant aux sources les plus profondes du
message évangélique. (apic/ccic/bcy)