Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image
    Le chanoine Claude Ducarroz reçoit les rares fidèles à la cathédrale de Fribourg © Georges Scherrer

    Claude Ducarroz: "La suppression des messes, un infarctus spirituel"

    Malgré l'interdiction des célébrations publiques, quelques personnes ont trouvé dimanche 15 mars le chemin de la cathédrale de Fribourg où elles ont été reçues par le prévôt émérite Claude Ducarroz.

    A l'heure

    de la messe, quelques rares personnes sont dans la cathédrale. Deux dames

    étudient l'avis affiché à l'entrée. "Le monsieur là m'a dit que la messe était

    supprimée" "Tu ne le savais pas? Et les

    bénitiers sont vides. C'est à

    cause du virus". L'homme au fond de l'église se lève et s'adresse aux deux

    femmes. C'est le chanoine Claude Ducarroz, ancien prévôt de la cathédrale. Il

    leur explique la situation et les deux fidèles prennent congé.

    "C'est

    un désastre et pour moi une grande souffrance. Car la messe du dimanche est la

    force qui tire l'Eglise", explique le prêtre au journaliste de kath.ch. "Il

    qualifie la suppression des messes 'd'infarctus spirituel'.

    Claude Ducarroz

    a voulu être présent à l'heure des messes habituelles à la cathédrale pour

    accueillir et informer les gens. La messe de 10h15 draine un public de fidèles

    très réguliers plutôt âgé. Celle du soir à 20h30, souvent célébrée par Mgr

    Charles Morerod, rassemble un public plus nombreux et plus jeune.

    "Heureusement,

    durant la semaine nous célébrons deux messes qui seront diffusées sur internet.

    Le matin à 7 h et le soir à 19h mais sans la présence de fidèles. Nous faisons ce

    que nous pouvons. Mais cela me rend triste. Célébrer une messe tout seul n'est

    pas bon. Le prêtre ne célèbre pas la messe pour lui mais pour la communauté".

    Malgré

    les restrictions la cathédrale, comme les autres églises, reste ouverte toute

    la journée pour les personnes qui souhaitent s'y recueillir.

    "Nous avons célébré la messe à huis-clos"

    Les dominicains

    du couvent St-Hyacinthe, à Fribourg, ont célébré derrière les portes closes de

    leur chapelle. "Aujourd'hui, la

    communauté a fait une expérience qui est très inhabituelle. Nous avons

    célébré la messe à huis-clos. Obéissant à la décision de notre évêque,

    nous allons prier ainsi pendant de nombreuses semaines, tout au long du Carême,

    de la Semaine Sainte et de Pâques."

    Une des premières contributions ainsi offerte est l'homélie du frère Adrian Schenker, spécialiste renommé de l'Ancien Testament. A la lumière de la Bible il s'interroge sur la question Y a-t-il un sens spirituel à ce fléau moderne?

    "Vous pouvez vous attendre à plus de contenu

    de notre chapelle dans les prochains jours. Nous voulons être avec tous nos amis,

    au moins de manière virtuelle, et accompagner tous ceux qui sentent le

    besoin d'un soutien particulier en cette période difficile, expliquent les

    frères."

    Y a-t-il un sens spirituel à ce fléau moderne?

    Le dominicain Jean-Michel Poffet
    Le dominicain Jean-Michel Poffet © Pierre Pistoletti

    "La

    parole de Dieu parle d’un bout à l’autre du salut que nous recevons de Dieu. Il

    y a peu de mots qui reviennent si souvent comme sauver, aider, guérir,

    éclairer, conforter, protéger, garder, répondre, écouter, guider, entourer,

    etc. dans la Bible", explique le Frère Adrian

    "Devons-nous de nouveau apprendre à recourir à Dieu dans nos besoins? A lui dire avec foi et humilité: Seigneur, sauve-nous, nous périssons! Dans l’Ancien Testament, Dieu porte le beau titre «Médecin d’Israël» (Exode 15,26) et le Psaume 102,3 (Ps 103,3) exprime sa conviction croyante: «Le Seigneur te guérit de toute maladie».

    Pour le

    dominicain, "le savoir médical moderne n’exclut pas la prière. Les deux ne

    sont pas en concurrence, ils vont de pair dans la vie des croyants. Car

    guérison et maladie peuvent être toutes deux des voies par lesquelles Dieu

    sauve toute la personne humaine, dans son corps et dans son âme."

    N’est-ce pas la tentation moderne, en face de tout ce que les hommes ont découvert et savent faire, que d’imaginer l’homme souverain et maître de  tout, capable de venir à bout de tous les problèmes? N’est-il pas beaucoup plus heureux de pouvoir dire avec la foi: j’ai de nombreux besoins qui me dépassent, et dépasseront toujours, mais j’ai un recours en Dieu? (cath.ch/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus