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    Le travail d’une Société biblique en Palestine

    Cisjordanie: diffuser la Bible pour apporter la paix (041093)

    Jérusalem, 4octobre(APIC) A l’instar de plus d’une centaine de pays, la

    Cisjordanie et la Bande de Gaza disposent également des services d’une Société biblique. Depuis 1964, ses bureaux et ses magasins se situent dans

    une des principales artères de Jérusalem-Est. En Cisjordanie et à Gaza, les

    chrétiens sont pourtant très minoritaires et ne constituent que 2,5% de la

    population. La Société biblique se veut d’abord un lieu de rencontre et de

    collaboration entres des diverses confessions chrétiennes. Mais Labib Madanat, secrétaire général de la Société biblique de Cisjordanie depuis avril

    dernier, estime que les non-chrétiens aussi devraient pouvoir lire la Bible.

    "Si les gens se mettent à lire la Bible, en particulier le Nouveau

    Testament, cela fait reculer l’imcompréhension et l’ignorance, qui sont le

    terreau des extrémistes". Labib Madanat met un grand espoir dans les

    accords de paix entre Israël et l’OLP. "Jamais je n’aurais osé rêver qu’un

    tel événement se produise". Un Juif est une personne qui a besoin d’amour,

    un Palestinien est aussi une personne qui a besoin d’amour. Les uns et les

    autres ont droit à une vie digne. Fort de cette conviction, Labib Madanat

    espère contribuer à la coexistence et à la paix par la diffusion de la

    Bible, message de bonne nouvelle, de joie, de salut. Il attend d’ailleurs

    une demande accrue d’ouvrages bibliques.

    La mise en oeuvre des accords israélo-palestiniens devrait aussi

    faciliter la diffusion de la Bible car les problèmes sont très concrets.

    L’approvisionnement d’abord. Jusqu’à présent, les Bibles en arabe viennent

    du Liban, mais elles ne peuvent transiter directement par Israël. Il faut

    passer par Chypre, puis Haïfa, pour arriver enfin à Jérusalem-Est.

    Difficultés toutes aussi grandes pour faire passer les Bibles de Jérusalem

    à Gaza. Pour s’y rendre, il faut chaque fois solliciter des autorisations

    délivrées par les autorités militaires israéliennes. Pour venir de Gaza à

    Jérusalem, le problème est identique. La réouverture de la frontière avec

    la Jordanie, et du pont sur le Jourdain, pourrait permettre d’acheminer des

    ouvrages par ce pays. D’Egypte, seul pays de la région avec lequel Israël

    entretient des relations diplomatiques, les Bibles ne peuvent parvenir que

    par la voie des airs, ce qui double leur prix. A cela s’ajoute encore une

    TVA de 17% sur les livres, impôt le plus élevé de la région.

    Labib Madanat rappelle aussi les incessants contrôles policiers, la désorganisation des transports publics - la Société biblique ne possède pas

    de véhicule - ou encore les grèves. "J’essaie de réagir en chrétien et de

    montrer l’amour du Christ plutôt que de l’irritation".

    La coopération harmonieuse qui règne entre la Société biblique de Cisjordanie et celle d’Israël pourrait peut-être constituer un exemple pour

    les relations entre Palestiniens et Israéliens, estime encore Labib Madanat. (apic/slc/mp)

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