La gendarmerie espagnole a 'récupéré' le 18 décembre 2025, cinq religieuses aînées qui n’avaient pas adhéré au schisme de leurs consoeurs des clarisses de Belorado. Elles seront installées dans d’autres communautés de la fédération des clarisses de Notre-Dame d'Arantzazu.
La Guardia civil a transféré cinq clarisses âgées de la communauté de Belorado, du monastère d'Orduña à l'hôpital de Basurto. Selon la juge de Bilbao qui a ordonné ce transfert, les religieuses âgées de 87 à 101 ans ne recevaient pas dans la communauté dissidente les soins et l’attention dus à leur âge et leur état de santé. Après un premier examen médical, trois d'entre elles sont restées hospitalisées.
Des personnes qui ont pu voir les religieuses ont déclaré à l’hebdomadaire catholique Vida Nueva qu'elles «étaient systématiquement mal soignées. Nous les avons trouvées très sales et très maigres». La Guardia civil a confirmé que les conditions d'hygiène et de santé dans lesquelles elles se trouvaient étaient «inadaptées à des personnes vulnérables» et qu'elles ne bénéficiaient d'aucun suivi médical.
Prise en charge sanitaire et spirituelle
«Les schismatiques affirment qu'elles étaient bien soignées 24 heures sur 24, mais il a suffit de passer quelques secondes avec elles pour constater que ce n'était pas le cas», a renchéri une autre personne. Il est regrettable que leurs capacités cognitives, diminuées par l'âge et leur santé fragile, les aient empêchées de s'exprimer sur le schisme, de demander de l'aide et ou d'indiquer leur désir d'être prises en charge.
Outre les soins sanitaires et hygiéniques appropriés, les religieuses recevront également l'attention spirituelle nécessaire, d'autant plus que depuis la rupture avec Rome, les cinq religieuses ont reçu des sacrements invalides de la part de faux évêques et prêtres, sans en être conscientes.
Les clarisses schismatiques se sont présentées deux fois à l'hôpital de Basurto pour tenter de voir leurs ex-consœurs, mais elles se sont vu refuser l'accès à l'établissement. (cath.ch/vn/mp)