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    CHUV: "Nous devons dépasser nos propres angoisses face au SIDA" (070987)

    Lausanne, 7septembre(APIC) L’équipe d’aumonerie du Centre hospitalier

    universitaire vaudois à Lausanne (CHUV) vient d’adresser aux paroisses vaudoises un "Message à propos du SIDA". Dans notre pays, actuellement et en

    l’absence d’un médicament efficace, on estime qu’une personnes "séropositive" sur 216 véhicule le virus susceptible de développer le SIDA dans les

    six ans à venir. Les aumoniers du CHUV constatent qu’une de ces personnes

    peut se trouver "statisquement, dans chacune de nos paroisses. Cependant,

    il s’agit de ne pas se laisser guider par de fausses peurs, reflets de nos

    propres angoisses".

    A propos du SIDA, il faut d’abord prendre acte des données scientifiquement établies concernant la transmission du virus (relations sexuelles, seringues à usages multiples, transmission de la mère à l’enfant pendant la

    grossesse). Ensuite, il faut offrir "une écoute et un accueil authentique

    aux groupes à risques", sans chercher à leur taire ou à dissimuler ce que

    l’on ressent soi-meme. "Concrètement, nous vous invitons à oser confesser

    notre désarroi", lit-on dans ce message. "Soyez prudents dans vos déclarations qui pourraient comporter des jugements sans amour, pour vous donner

    bonne conscience ou cacher les peurs qui vous habitent."

    Le porteur de virus n’est pas un pestiféré

    L’équipe d’aumonerie du CHUV invite les paroisses à participer à la campagne d’information en cours par les moyens dont elles disposent: conseil

    de paroisse, groupes de jeunes (catéchisme) et d’adultes. Il faut parler de

    la réalité de l’épidémie, des modes de transmission du virus, c’est-à-dire

    réaliser également de la prévention sans brandir les foudres célestes contre la maladie ou les personnes qui en sont atteintes. Il est tout aussi

    nécessaire de rappeler qu’un porteur de virus n’est pas un pestiféré et

    qu’il peut vivre une vie sociale et ecclésiale normale. Plusieurs d’entre

    eux se sont en effet sentis ou trouvés exclus de l’Eglise à cause de la

    peur de celle-ci ou de ses ministres.

    Réconforter les familles angoissées

    Rappelant que leur ministère les met en contact avec des personnes atteintes de SIDA, les aumoneries du CHUV soulignent l’importance d’entourer

    tout particulièrement les familles de ceux qui sont atteints par cette maladie. Les aumoniers écrivent: "Il importe que nous soyons très clairs sur

    notre foi au Christ qui rencontre des marginaux et les lépreux, au Christ

    qui nous invite à accueillir les plus petits. Qu’ils vous soit donné d’apporter la parole de son amour et l’espérance de la résurrection, en particulier lors de services funèbres auxquels participent souvent des personnes

    angoissées par la Séropositivité."

    En conclusion de son message, l’équipe d’aumonerie du CHUV souhaite que

    dans l’Eglise, on amorce une réflexion théologique et éthique "aussi sérieuse" que la recherche médicale, sur la problématique nouvelle posée à

    l’humanité tout entière par l’apparition du virus du SIDA sous forme épidémique". (apic/spp/cr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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