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    Malgré les tensions, une certaine normalisation ?

    Chine: Une nouvelle ordination épiscopale sans l’accord du Vatican

    Suzhou/Rome, 28 novembre 2006 (Apic) Les autorités chinoises ont l’intention de procéder à une nouvelle ordination épiscopale sans l’accord du Vatican, selon AsiaNews. La cérémonie est prévue ce jeudi à Suzhou, dans la province orientale du Jiangsu, annonce l’agence de presse catholique italienne, qui se base sur des informations en provenance de Chine.

    Malgré les vives tensions provoquées ce printemps par l’ordination de trois évêques par l’Eglise officielle chinoise, sans la consultation préalable du Saint-Siège, on assiste à une certaine normalisation diplomatique entre l’Eglise et Pékin, estimait cet été le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque de Hongkong.

    D’après Asianews, c’est Mgr Qian Yurong, évêque de Suzhou et favorable aux autorités de Pékin, qui présidera la cérémonie d’ordination jeudi 30 novembre. A la différence de la majorité des évêques de l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC), qui contrôle l’Eglise dite "officielle", Mgr Quian n’est pas en union avec le pape.

    Selon les informations disponibles, le nouvel évêque est l’ancien vicaire général du diocèse de Suzhou, Wang Renlei. Les huit prêtres du diocèse avaient préféré une autre personne pour être choisie comme évêque, mais ils n’ont pu obtenir gain de cause auprès du Bureau des affaires religieuses, un organisme de l’Etat. Selon Anthony Liu Bainian, vice-président de l’APCC, Wang Renlei a été nommé évêque de Xuzhou lors d’un processus qualifié de "légal et valide".

    Rappelons qu’il n’y a pas de relations diplomatiques entre le Vatican et la République populaire de Chine depuis les années 1950. Un des points de friction reste la nomination des évêques, contrôlée par le gouvernement de Pékin, et le maintien des relations diplomatiques du Vatican avec Taiwan. Pékin considère l’île nationaliste comme partie intégrante de son territoire. Dans la réalité, selon les régions, les relations entre l’Eglise dite "clandestine" ou "souterraine" et l’Eglise dite "officielle", s’améliorent et les frontières entre les quelque 13 millions de catholiques chinois s’estompent petit à petit. (apic/asian/kna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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