Chine: Shanghai a besoin de ses propres missels en chinois (050291)
Shanghai, 5février(APIC) Le diocèse de Shanghai a besoin de missels en
langue chinoise s’il veut promouvoir le renouveau liturgique, a déclaré Mgr
Aloysius Jin Luxian, évêque catholique de Shanghai, un évêque élu sans
l’accord du Vatican dans le cadre de l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC). Déplorant l’absence de livres de messe en langue locale, Mgr Jin Luxian a souligné que la langue utilisée en Chine populaire
pouvait différer pour certains mots de celle utilisée par les Chinois de
l’extérieur.
Sans missels en langue locale, les catholiques et particulièrement les
plus âgés, ont de la peine à suivre une messe célébrée en mandarin (putonghua), langue officielle de la Chine, alors qu’ils ne parlent que le dialecte shanghaïen. Notons qu’à Zikawei (Xujiahui), à la cathédrale Notre-Dame
de Shanghai, ainsi qu’au séminaire régional de Sheshan, Mgr Jin Luxian a
introduit à l’essai depuis plus d’un an la liturgie post-conciliaire en
langue vernaculaire, tandis que presque partout ailleurs en Chine, la messe
tridentine est encore dite en latin.
Mais la publication de ces missels ne pourra être envisagée qu’après la
traduction du Nouveau Testament dans la version de la Bible de Jérusalem.
Mgr Jin Luxian, qui traduit actuellement cette version du Nouveau Testament, révèle qu’il a encore trois livres à traduire. La récente traduction
des Actes des Apôtres sera la première à être imprimée, parce qu’on en a
besoin dans les classes des séminaires. L’imprimerie diocésaine de
Tushanwan, à Qibao, près de Shanghai, devait avoir imprimé 3’000 copies des
Actes des Apôtres en janvier.
Certains ont critiqué le fait que l’on perdait beaucoup d’énergie à réaliser une nouvelle traduction en chinois du Nouveau Testament, la traduction du Studium Biblicum de Hong-Kong, un centre tenu par les franciscains,
étant considérée comme bonne à l’étranger. Pour Mgr Jin Luxian, cette version est en effet aujourd’hui dépassée quant à certaines de ses expressions. "La Bible est pour les hommes d’aujourd’hui, a poursuivi l’évêque de
Shanghai, elle demande donc de nouvelles traductions en harmonie avec le
langage utilisé par les hommes de ce temps". (apic/ucan/ec)