Chine: raids contre des séminaires et des noviciats (200391)
Hong-Kong, 20mars(APIC) La police chinoise n’hésite pas à utiliser la manière forte contre des séminaires et des noviciats appartenant à l’Eglise
catholique clandestine, révèle l’agence de presse catholique UcaNews à Hong
Kong dans sa dernière livraison. Selon UcaNews, on assiste en effet depuis
le mois de décembre dernier à une recrudescence des actes de violence visant l’Eglise non officielle dans la province du Hebei, au nord de la Chine. La sécurité chinoise s’en prend ainsi régulièrement à des évêques, des
prêtres, des séminaristes et des religieuses de l’Eglise clandestine.
Les raids de la police, accompagnés de violences physiques, se multiplient à travers le pays, affirme UcaNews, qui cite le journal de l’archidiocèse de Taipei (Taiwan). A Dingzhou, une ville située à 70 kilomètres au
Nord-Est de Shijiazhuang, capitale du Hebei, le supérieur du séminaire et
celui du couvent ont dû payer une amende d’un montant équivalent à 1’344
dollars, à l’issue d’un mois de détention. La police s’en est prise également à d’autres communautés catholiques dans les comtés de Dingxing, Laishui, Xushui et Zhuo, dans la région de Baoding, où de nombreux catholiques
pratiquent leur foi de façon privée.
Dans le diocèse de Yixian, c’est un couvent de religieuses qui a fait
les frais d’un de ces raids. Tandis que les officiers de la sécurité forçaient les soeurs à se disperser, certaines d’entre elles étaient amenées
au commissariat pour un soi-disant "séminaire d’étude".
Dans la région de Baoding, des séminaires et des couvents de l’Eglise
clandestine ont été fermés les uns après les autres, tandis que des chrétiens ont été empêchés de participer à la messe de Noël ou de prier dans
des chapelles. Des responsables laïcs ont été, dans d’autres endroits,
obligés de suivre des séminaires portant sur les règlementations promulguées par le gouvernement provincial du Hebei. A cette occasion, on a incité les participants à se séparer de l’Eglise catholique romaine, à refuser
le leadership du Vatican et à obéir aux lois. Les évêques non reconnus par
le gouvernement n’ont pas échappé à la persécution. Quatre d’entre eux sont
détenus, dont un malade et un aveugle. (apic/ucan/ecl)