Sus au séparatisme!
Hong Kong, 4décembre(APIC) Craignant notamment les "menées séparatistes",
les autorités communistes du Xinjiang, l’ancien Turkestan chinois à dominante musulmane, sont récemment intervenues pour "purifier" le clergé musulman de cette région occidentale de la Chine. 2500 membres du "personnel
religieux professionnel" ont été victimes d’une "purge" et les autorités
ont pris le contrôle de plusieurs écoles coraniques privées, accusées de
former des séparatistes.
Selon le "Quotidien du Xinjiang", organe officiel du gouvernement de
cette province autonome, 25’000 membres du personnel religieux ont été systématiquement examinés par des fonctionnaires gouvernementaux pour s’assurer de leur allégeance politique au pouvoir central de Pékin. On a considéré que 2’500 d’entre eux ne remplissaient pas les conditions politiques et
religieuses établies par les autorités gouvernementales.
Le journal communiste rapporte qu’un certain nombre d’écoles coraniques,
ouvertes ces dernières années, "soutenaient des activités religieuses illégales et étaient les véritables responsables des troubles". Le "Quotidien
du Xinjiang" faisait sans doute allusion aux émeutes antichinoises qui ont
coûté la vie à des dizaines de personnes en avril 1990 et à l’agitation qui
règne depuis lors dans cette région, dont la minorité nationale ouïgoure,
de religion musulmane, représente le 60 % des habitants de cette province.
(apic/eda/be)