Chine : plus de libertés pour les Eglises chrétiennes (191187)
Rome, 19novembre(APIC) Depuis quelques années, la pression du gouvernement chinois sur les Eglises chrétiennes s’est quelque peu relâchée, c’est
pourquoi de grands espoirs sont nés : l’ouverture de nouveaux lieux de cultes, l’essor des centres de formation chrétienne, l’accès d’un quasi-continent à l’Evangile, la libération des catholiques emprisonnés et, enfin, le
possible rétablissement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et
les autorités chinoises.
L’ouverture
La nouvelle attitude du gouvernement chinois face aux Eglises
chrétiennes a permis une certaine ouverture. Les communautés chrétiennes
osent enfin vivre leur foi, ouvrir des églises, se rencontrer, donner un
témoignage d’une grande vigueur. D’ailleurs, il faut noter que, même si les
chiffres exacts ne sont pas connus, le nombre des chrétiens a fortement
augmenté, même et surtout depuis l’instauration du régime communiste...
La formation chrétienne
"Il serait bon de donner un élan nouveau à tous les centres d’éducation
et de formation", c’est le souhait exprimé par Jean Paul II aux évêques de
la Conférence Episcopale Régionale de Chine le 8 novembre 1985. Il est encore difficile de savoir si le voeu du pape va pouvoir être réalisé par
l’Eglise chinoise. Toutefois, du côté des Eglises protestantes, la formation est en plein essor: dix séminaires viennent d’être rouverts.
L’accès à l’Evangile
Les jeunes Chinois s’intéressent depuis quelques années aux problèmes
religieux, aux religions et à l’Eglise. Ils se sentent attirés de plus en
plus par le message chrétien et désireraient mieux connaître l’Evangile.
Les non-chrétiens également cherchent davantage de livres de culture
religieuse, surtout chrétienne, et lisent de plus en plus la Bible.
Les catholiques emprisonnés
Malgré les discours encourageant une plus grande liberté religieuse,
certains catholiques sont encore en prison, comme Mgr Pierre Fan Xueyan,
évêque de Baoding (Nord de la Chine). Il purge une peine de prison pour
avoir maintenu des contacts avec le Vatican... L’ouverture en faveur des
Eglises devrait suivre au niveau de la libération des prisonniers, condamnés pour leurs opinions religieuses, mais c’est, malheureusement, encore
un voeu pieux.
Les relations Chine-Vatican
C’est un problème délicat que celui de la communion de l’Eglise de Chine, pasteurs et fidèles, avec l’Eglise universelle et avec son chef, le pape. Celui-ci en parle souvent en souhaitant de tout coeur un rapprochement.
Du côté chinois, il semble également que de gros efforts soient faits.
D’abord, Mgr D’Souza, à l’époque archevêque de Cuttak-Bhubaneswar en Inde
qui après un voyage en Chine en 1984 déclarait que "l’Eglise de Chine est
animée d’un grand désir de communion avec l’Eglise universelle". Puis, très
récemment le cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille, en visite en Chine
a souligné l’importance d’un dégel des relations entre le Saint-Siège et
Pékin. Il a lui-même rencontré M. Zhao Ziyang, le secrétaire général du
parti communiste chinois qui n’a pas exclu un rétablissement des relations
diplomatiques entre la Chine et le Vatican. Enfin, la visite du président
de la République populaire de Chine, Li Xinnian, en Italie ces jours-ci sera peut-être l’occasion d’entretiens entre la délégation chinoise et le
Saint-Siège afin de parler de la situation des évêques catholiques vivant
dans la clandestinité en Chine populaire. (apic/fds/bd)