Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    autonome du Xinjiang sur le sentier de la guerre

    Chine: les sèparatistes musulmans de la région (190392)

    Pékin, 19 mars(APIC) L’agitation indépendantiste des séparatistes

    musulmans dans la région autonome du Xinjiang inquiète les autorités

    locales, rapporte "Eglises d’Asie dans son dernier bulletin. Selon ce

    dernier, le chef du gouvernement du Xinjiang, Tomur Dawamat, est récemment

    apparu à la télévision pour demander que la répression s’entensifie contre

    les séparatistes musulmans.

    Dans sa déclaration, Tomur Dawamat semble reconnaître que les changements survenus en Asie centrale ces deux dernières années ont suscité un

    regain d’espoir chez ceux qui voudraient créer une "République islamique du

    Turkménistan oriental" indépendante de Pékin.

    "La situation internationale changeante a affecté et continue d’affecter

    la stabilité sociale du Xinjiang", a déclaré le chef du gouvernement, en

    ajoutant: "Les forces hostiles intérieures et extérieures ont intensifié

    leurs activités d’infiltration, de subversion et de sabotage". Selon lui,

    il ne s’agirait cependant que d’"une poignée de séparatistes nationalistes

    à l’intérieur du pays".

    Le 5 février 1992, une bombe à retardement attribuée aux séparatistes

    musulmans avait explosé dans un parking d’autobus de la capitale provinciale, causant la mort de 6 personnes. Une vingtaine d’autres avaient été

    blessées. Les jours suivants, plusieurs autres bombes avaient explosé le

    long de la frontière avec l’ex-Union Soviétique. En avril 1990, des émeutes

    populaires s’étaient soldées par la mort d’une cinquantaine de personnes

    dans la ville de Baren. Le gouvernement chinois avait attribué les désordres à un certain "Parti islamique du Turkménistan oriental, et accusé les

    militants musulmans d’avoir lancé une "guerre sainte" contre la Chine.

    Depuis plusieurs mois, les dirigeants de Pékin essayent de tisser des

    liens amicaux avec les républiques nouvellement indépendantes situées à

    leur frontière septentrionale, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Pour les dirigeants chinois, il s’agit avant tout d’empêcher tout

    soutien logistique ou idéologique que ces républiques seraient tentées

    d’apporter à leurs frères musulmans du Xinjiang et des autres régions frontalières.

    L’une des raisons pour lesquelles Pékin s’inquiète des vélléités indépendantistes du Xinjiang est que la région est appelée à devenir, dans un

    proche avenir, une source majeure de production pétrolière.

    La population du Xinjiang est composée à 60% de Ouigours, Kazakhs, Tadjiks et Ouzbeks, tous musulmans, historiquement et culturellement plus proches de leurs voisins anciennement soviétiques que des "Han" qui sont au

    pouvoir à Pékin. L’implantation des Chinois "Han" dans cette région a été

    favorisée par le pouvoir central à tel point que ceux-ci sont aujourd’hui

    majoritaires dans plusieurs villes du Xinjiang. (apic/eda/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus