Chine : Les intellectuels se sentent frustrés et (070389)
Hong Kong, 7mars(APIC) Les intellectuels chinois se sentent frustrés par
la mauvaise atmosphère qui règne dans le parti communiste et la société
chinoise, raison pour laquelle ils deviennent protestants, annonce le journal officiel "Outlook Weekly" de Pékin dans son édition destinée à l’étranger. Nombreux, parmi les nouveaux convertis provenant des milieux intellectuels, sont ceux qui sont mécontents de la réalité sociale de leur pays.
"Outlook Weekly" cite un médecin de Wenzhou, dans la province de Zhejiang, qui dénonce l’atmosphère actuelle du parti et de la société, "pleins
d’abus d’autorité, de corruption, de déception, de jeu et de prostitution".
Ce dernier affirme que c’est seulement quand il entre dans l’église que son
esprit apparaît purifié et se sent en paix. Le journal officiel prévoit que
la vague vers le protestantisme va encore croître ces prochaines années et
qu’elle va s’étendre des régions côtières du sud-est vers les régions occidentales de Chine ou vivent les minorités ethniques.
L’article précise que le protestantisme est destiné à croître dans le
futur parce qu’il diffère du bouddhisme dont les rites et les règles sont
stricts et lourds. Quant au catholicisme, il a le désavantage que ce sont
les prêtres qui sont obligés de prêcher, et à l’intérieur des églises. De
leur côté, les protestants sont encouragés à témoigner autour d’eux, ajoute
le journal, qui précise que la composition des protestants chinois s’est
grandement modifiée avec l’arrivée de nombreux jeunes et intellectuels.
Les abus existent
Citant l’exemple de Shanghaï, "Outlook Weekly" relève que selon le Bureau des Affaires Religieuses de la municipalité, près d’un quart des
20’000 nouveaux convertis au protestantisme ces trois dernières années dans
cette ville sont des intellectuels et des jeunes, dont des professeurs, des
écrivains, des médecins, des ingénieurs et des étudiants de l’Université.
L’article dénonce cependant l’"infiltration" de groupes religieux venant de
l’étranger qui favorisent cette vogue protestante et certains protestants
qui profitent de la religion pour "se faire de l’argent de manière frauduleuse, séduire les femmes, répandre des hérésies et pratiquer des cures
d’exorcisme".
La faute de tels comportements condamnables est mise par le journal sur
les protestants qui s’intitulent eux-mêmes pasteurs et mettent sur pied des
lieux de culte sans autorisation gouvernementale. Ces groupes n’acceptent
pas non plus le leadership des organisations protestantes officielles (comme le Conseil chrétien de Chine et le Mouvement des trois autonomies).
"Outlook Weekly" admet cependant que la majorité des protestants chinois
qui observent la discipline ecclésiastique sont très enthousiastes pour
s’engager dans des activités et des services sociaux. (apic/ucan/be)