plus grande coopération avec le gouvernement
Pékin, 7décembre(APIC) Les organisations ecclésiales de Chine doivent se
mettre au service de la modernisation, a déclaré Mgr Zong Huaide, président
de la Conférence épiscopale et de l’Association patriotique, lors du Congrès national des Associations catholiques chinoises qui s’est tenu cet automne à Pékin, apprend-on.
Afin de protéger les droits et les intérêts de l’Eglise, l’Association
patriotique des catholiques chinois "doit participer à l’application de la
politique religieuse du gouvernement". L’Eglise toute entière doit aussi
s’engager dans l’"effort économique chinois" tout en préservant, dans son
travail, "l’éducation du clergé et du laïcat". Ce sont là les thèmes principaux du rapport présenté durant ce Congrès par Mgr Zong Huaide.
Le document donne un certain nombre de chiffres sur l’Eglise "officielle" de Chine: depuis 1986, 30 évêques et 300 prêtres ont été ordonnés; 3900
églises ou Centres de prière ont été ouverts; 3000 catholiques ont été honorés du titre de "citoyens modèles"; 960 fidèles, prêtres ou laïcs, ont
participé à divers niveaux aux Comités consultatifs du Congrés du peuple.
Concernant le principe d’autonomie de l’Eglise de Chine, le rapport de
Mgr Zong Huaide précise: "Notre foi est la même que celle des catholiques
des autres pays. Nous sommes, nous aussi, membres du corps du Christ. Nous
sommes d’une Eglise, une, catholique et apostolique dont Pierre est la tête". Un peu plus loin, cependant, le rapport ajoute: "Quand nous parlons de
l’indépendance de l’Eglise (de Chine), nous voulons dire que nous gérons
notre Eglise en accord avec les principes affirmés dans la Constitution de
notre pays, à savoir que les affaires religieuses et les organisations
d’Eglise ne doivent être assujetties à aucune domination étrangère".
La dernière partie du rapport met l’accent sur les tâches qui attendent
l’Eglise de Chine dans les années à venir. En premier lieu est mentionné le
"renforcement nécessaire de l’enseignement sur le patriotisme, le socialisme et l’indépendance de l’Eglise de Chine". Ensuite vient "la restructuration des organisations d’Eglise avec une plus grande importance à donner au
collège épiscopal". La troisième tâche de l’Eglise, selon Mgr Huaide, est
"d’améliorer l’éducation théologique des prêtres et de l’ensemble des fidèles". Dans ce dernier domaine, le rapport mentionne la nécessité de créer
une liturgie en langue chinoise: "Ce sera un moyen important d’appliquer la
politique d’indépendance de l’Eglise et cela devrait aider l’Eglise à prendre racine dans la culture chinoise". (apic/ada/vg/pr)