Chine : l’Eglise clandestine toujours plus active (190589)
Pékin, 19mai(APIC) 200 à 300 catholiques chinois, membres de l’Eglise
catholique "clandestine", ont occupé le mois dernier des casernes à Xingtai, dans la province de Hebei, à quelque 360 kilomètres au sud-ouest de
Pékin. Ils voulaient récupérer d’anciennes propriétés de l’Eglise pour le
culte, mais ont été rapidement dispersés sans violence par les forces de
sécurité, vient de révéler un prêtre du nord de la Chine qui a voulu garder
l’anonymat. L’évacuation d’une école occupée pour les mêmes raisons dans le
village de Youtong (Hebei) s’était soldée le 18 avril dernier par la mort
de deux fidèles et plus de 350 blessés.
Cet incident a été confirmé par Anthony Liu Bainian, haut responsable de
l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC), proche du régime. L’Eglise catholique clandestine de Chine, qui refuse de collaborer avec
l’Eglise officielle "patriotique", seule reconnue par les autorités, est
toujours plus active dans la province de Hebei, province entourant la
région de Pékin. Les occupations de terrains et de bâtiments ayant autrefois appartenu à l’Eglise sont ainsi de plus en plus nombreuses.
Selon Liu Bainian, ces incidents sont provoqués par des prêtres fidèles
au Vatican et qui ont été ordonnés secrètement dans le passé. Il affirme
que cette lutte pour la récupération des propriétés de l’Eglise "n’est
qu’un prétexte pour inciter les catholiques à détruire l’unité et la stabilité". Et de souligner que la question de la restitution des biens de
l’Eglise confisqués par le régime doit être réglée par l’Eglise officielle
et pas par "l’Eglise clandestine" (restée fidèle à Rome) ou des catholiques
à titre individuel. Selon ses propres estimations, l’Eglise catholique de
Chine (officielle) compte quelque 3,3 millions de fidèles, tandis que
l’Eglise "clandestine" est de plus en plus active. Dans certaines régions,
elle compte plus de fidèles que l’Eglise reconnue par le gouvernement.
(apic/ucan/be)