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    Chine: Dénonciation des "déviances religieuses" provoquées par le système communiste

    Une liberté religieuse "formatée"

    Pékin, 25 novembre 2004 (Apic) l’organisation de défense des libertés religieuses Forum 18, stigmatise, dans un rapport publié le 25 novembre, la responsabilité du gouvernement chinois dans les nombreuses "déviances religieuses" qui ont cours dans le pays.

    Selon Forum 18, les "déviances religieuses", que l’organisation définit comme "les enseignements et autres activités religieuses qui diffèrent des doctrines et des pratiques communément répandues", constituent un "phénomène important en Chine". L’Etat communiste chinois serait ainsi souvent, de par sa volonté de contrôler la société, directement responsable de ces déviances. Comme, par exemple, quand le Panchen Lama reconnu par le Dalai Lama, a été arrêté en 1995 et remplacé par un autre garçon, désigné par les autorités.

    La religion sous contrôle

    Mais les déviances religieuses sont aussi provoquées par la volonté du pouvoir d’éviter que la religion devienne un instrument de subversion. D’une manière générale, Forum 18 constate que le gouvernement chinois, bien qu’il ait admis le principe de la liberté religieuse, n’accepte que les pratiques et enseignements qu’il peut contrôler et influencer. Dans cette optique, les autorités favorisent une approche de la religion se conformant le plus possible au dogme communiste.

    Par exemple, il y a quelques années, Ding GuangXun, un leader protestant chinois s’est vu encouragé dans ses efforts, lorsqu’il s’est engagé dans une "reconstruction théologique", dont l’objectif était de "rendre certains aspects de la doctrine chrétienne compatibles avec la société communiste". Les groupes religieux non officiels et "incontrôlables" seraient eux, selon l’organisation de défense des libertés religieuses, sévèrement réprimés.

    Des communautés isolées

    Le régime de Pékin interdit également, pour les communautés religieuses de Chine, tout contact avec des coreligionnaires étrangers. Le Vatican n’est ainsi pas autorisé à intervenir dans les affaires de l’Eglise catholique chinoise. Cet isolationnisme conjugué à la réinterprétation des doctrines fondamentales encourage, selon Forum 18, la croissance de pratiques "non orthodoxes" au sein des communautés religieuses de Chine, comme par exemple, les femmes imams dans les peuplades Hui.

    L’organisation admet que cet isolationnisme, peut également avoir l’avantage de préserver les groupes religieux de Chine "d’influences perverses" venus de l’étranger. Le peuple musulman des Hui a ainsi été en mesure de se garder du fondamentalisme islamique qui gagne des suffrages dans d’autres pays d’Asie, pour conserver sa tradition de femmes imams. Forum 18 note finalement que, malgré la volonté de contrôle de l’Etat, ce dernier ne peut empêcher que les communautés même officielles ne pratiquent des cultes clandestins ou que des mouvements sectaires n’apparaissent dans le pays. (apic/f18/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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