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    d’un village catholique par les forces de sécurité

    Chine: Démenti de l’Eglise patriotique après l’attaque (050589)

    Aucune victime, affirme Liu Bainian

    Hong Kong, 5mai(APIC) Anthony Liu Bainian, haut responsable de l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC) a confirmé à l’agence

    catholique UcaNews à Hong Kong que le 18 avril dernier, les forces de sécurité chinoises ont attaqué un rassemblement catholique dans le village de

    Youtong au sud de Pékin, dans la province du Hebei. Il a cependant nié que

    le raid contre ces catholiques non reconnus par le gouvernement ait fait

    deux morts et 350 blessés, comme l’ont rapporté des témoins. Plus de 5’000

    policiers ont entouré ce village ou vivent quelque 1700 catholiques, dans

    le but de démonter la grande tente qu’ils avaient érigée en lieu et place

    de leur église, détruite durant la Révolution culturelle (1966/76).

    Situé dans le district de Luancheng, à une trentaine de kilomètres au

    sud de la capitale provinciale de Shijiazhuang, le village de Youtong ne

    compte, sur 1700 catholiques, que 200 adhérents au chapitre local de l’Association patriotique soutenue par le régime, tandis que les autres sont

    "loyalistes" et pratiquent leur foi de façon privée ou semi-clandestine.

    Il n’y a actuellement pas de lieu de culte dans le village de Youtong et

    les pétitions des habitants sont restées sans réponse de la part des autorités de district. Les catholiques du village ont décidé d’ériger une grande tente pour le culte le 17 mars dernier sur le site de l’église détruite

    par les Gardes Rouges durant la Révolution culturelle. Des messes avaient

    lieu en cet endroit tous les matins. Les responsables locaux et des officiers de la sécurité sont venus à plusieurs reprises exiger le démontage de

    la tente et l’arrêt des messes. Le 18 avril, 270 véhicules militaires dont

    les plaques d’immatriculation avaient été masquées, ont emmené 5’000 policiers qui ont encerclé le village avant d’attaquer sans ménagement la population.

    Les policiers ont essayé d’arrêter le prêtre, le P. Pei, un ancien trappiste d’une soixantaine d’années, et quatre responsables religieux, mais en

    ont été empêchés par la foule en colère. Le P. Pei vivait dans un monastère

    dans le nord de la Chine, avant que son ordre ne soit expulsé par les autorités, comme l’ensemble des missionnaires étrangers, dans les années 50.

    Il s’agit là, selon certaines observateurs, d’un avertissement à l’égard

    des catholiques "clandestins" restés fidèles à Rome et qui ne veulent pas

    collaborer avec l’Association patriotique. L’Eglise clandestine est de plus

    en plus active dans la province du Hebei, qui entoure Pékin. Les officiels

    de l’APCC à Pékin affirment que les membres de l’Eglise clandestine du village de Youtong ont mené des activités illégales et violé la loi en occupant une école et en érigeant une barricade. (apic/ucan/be)

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