Pas de confirmation des autorités de Pékin
Pékin/Hong Kong, 24janvier(APIC) Selon des informations publiées ces
jours derniers dans la presse taïwanaise, Mgr Paul Liu Shuhe, évêque auxiliaire "clandestin" de Yixian, dans la province du Hebei, aurait été arrêté
le 30 octobre dernier à Pékin après avoir rencontré un prêtre venant des
Philippines. Cette information, qui vient d’être rendue publique, n’a obtenu aucune confirmation tant de la part des autorités politiques de Pékin
que des responsables de l’Association patriotique des catholiques de Chine
(APCC), un organisme qui coiffe l’Eglise catholique de Chine, la seule officiellement reconnue par le régime depuis que les relations ont été coupées avec le Vatican dans les années 50.
Selon l’Annuaire Pontifical, Yixian (Yishien) est une préfecture apostolique à quelque 100 kilomètres au sud-ouest de Pékin. L’Eglise catholique
officielle l’a rattachée au diocèse de Baoding qui est dirigé par Mgr Joseph Fan Xueyan, l’un des sept derniers évêques nommés par le Vatican encore en vie. Mgr Fan est accusé par l’Association patriotique d’être "le chef
de l’Eglise clandestine" qui refuse de collaborer avec le gouvernement communiste. Selon le Bureau des relations publiques de l’Université catholique
Fu Jen de Taïwan, Mgr Liu, âgé de 69 ans, a été envoyé au Bureau de la
Sécurité publique du canton de Xushui, au sud de Yixian, et sa famille
n’aurait pas de nouvelles.
Anthony Liu Bainian, l’un des responsables de l’Association patriotique
des catholiques de Chine, a déclaré connaître Paul Liu Shuhe, mais n’avoir
aucune connaissance de son arrestation. "Il n’appartient pas à l’Eglise officielle", a-t-il déclaré, "et si le cas relevait d’une violation de la
loi, cela serait l’affaire du gouvernement et je ne saurais rien". Il a cependant relevé que les catholiques clandestins ont la permission de rencontrer des visiteurs étrangers, comme n’importe quel citoyen chinois, "sauf à
violer la loi". Un officiel du Bureau gouvernemental des Affaires religieuses nommé Peng a affirmé qu’il était "impossible" que l’on ait arrêté cet
évêque pour des "pratiques religieuses normales". Le Bureau des Affaires
religieuses n’a toutefois pas connaissance de ce cas, a-t-il ajouté.
(apic/ucan/be)