Pekin/Londres, 8septembre(APIC) Depuis deux ans, le gouvernement chinois
a entrepris des efforts pour abandonner la pratique de la torture. Mais selon Amnesty International (AI), cette nouvelle politique est contrecarrée
par la police, les fonctionnaires du parti communiste ainsi que par les
forces de sécurité. A l’occasion d’une conférence de presse à Londres mardi
8 septembre, AI a demandé une interdiction légale de la torture, sous toutes ses formes, en Chine. Cette dernière devrait s’appliquer en premier
lieu aux personnes suspectes détenues dans un temps limité devant permettre
les vérifications d’usage. Ces suspects devraient pouvoir etre présentés
sans délai au juge et bénéficier de la présence d’avocats, de médecins et
de parents, précise le communiqué.
L’ouverture sans précédent des médias sous controle étatique en Chine,
ses deux dernières années, a montré que la torture dans ce pays était plus
répandue que ce que l’on supposait, a précisé Amnesty International. Les
reportages ont montré clairement que les suspects étaient tabassés dans les
postes de police, suspendus par les bras et harcelés par des électrochocs
afin de les pousser aux aveux. Dans la province de Yunnan, la police a torturé 100 personnes en 1986. parmi ces dernières, une est décédée et deux
autres se sont suicidées. AI a critiqué que durant les efforts entrepris
par le gouvernement chinois pour mettre un terme à la torture, les tortionnaires confondus n’ont été condamnés qu’à des peines mineures. Cet état de
chose laisse supposer qu’une discussion ouverte dans les médias chinois sur
l’utilisation de la torture doit permettre le rétablissement de la
confiance publique dans la police. (apic/kna/cr)