Santiago, 25février(APIC) Le gouvernement chilien a dissout la police secrète du pays, rapporte la feuille officielle dans son édition de jeudi. La
loi prévoit que la "Centrale Nationale d’Informations" (CNI) doit devenir
propriété de l’armée. Cette centrale comprend selon des articles de la
presse de l’opposition 37 bâtiments qui servaient de "prisons et de centres
de torture".
L’Eglise catholique du pays, la Commission chilienne des droits de
l’homme et diverses autres organisations pour la défense des droits de
l’homme avaient depuis plusieurs années déjà demandé la dissolution de la
CNI, reprochant à certains de ses collaborateurs d’innombrables violations
des droits de l’homme. Maximo Pacheco, vice-président de la Commission des
droits de l’homme, a relevé jeudi que l’on devrait demander raison de leurs
délits aux employés de la police secrète. En même temps il a protesté contre l’ordonnance qui transfère les droits et les devoirs de la CNI à l’armée.
Le 11 mars prochain, Patricio Aylwin succèdera au général Augusto Pinochet - qui a imposé au pays un régime dictatorial 17 ans durant - au poste
de président du Chili. Aylwin, candidat d’une union de 17 partis, avait atteint la majorité absolue lors des élections présidentielles de décembre
dernier. (apic/kna/ra/cor)