Chances et défis pour le traitement de personnes gravement malades (250491)
Session à Lucerne sur les soins palliatifs
Lucerne, 25avril(APIC) L’orientation unilatéralement technique de la médecine moderne n’est pas adaptée aux malades graves et chroniques. La première session suisse alémanique sur les soins palliatifs à Lucerne a exprimé la volonté de renverser les tendances en faveur d’une réévaluation des
soins médicaux et de l’humanisation des hôpitaux. Le grand nombre de participants, 450 personnes actives dans le domaine des soins médicaux, a témoigné de l’actualité du sujet. Caritas Suisse, la SKAV, l’ASIA et l’ASI
ont organisé cette session.
En Angleterre, à partir de 1960, on a pris diverses initiatives visant à
rétablir la dignité de l’homme dans son intégralité en guise de réponse à
la négligence courante vis-à-vis des mourants dans les hôpitaux. Les idées
de base de ces mesures trouvèrent écho en Suisse romande, où depuis le milieu des années septante, il existe des projets d’accompagnement des mourants. Par la suite, le CESCO (Centre de soins continus) fut créé à Genève.
En 1988, la Société suisse pour les soins palliatifs prit naissance à Lausanne. Son but est la promotion d’une médecine garantissant l’accompagnement sanitaire intégral. Genève et Lugano virent ensuite la tenue de congrès sur les soins palliatifs.
Première session sur les soins palliatifs en Suisse alémanique
Caritas Suisse, qui est depuis 9 ans engagée dans le projet "Accompagner
les personnes en fin de vie", a reçu un soutien important en vue de l’organisation du congrès de Lucerne de la part de la SKAV de Lucerne (Association suisse des foyers et instituts chrétiens), des sections de l’ASI (Association suisse des infirmières et infirmiers), ainsi que de l’ASIA (Association suisse des infirmières assistantes et infirmiers assistants).
Plusieurs exposés et témoignages d’infirmiers et d’infirmières ont été
entendus au cours de cette session, dont l’exposé du professeur Frank Nager, médecin-chef de la clinique médicale de l’hôpital cantonal de Lucerne,
qui a esquissé les triomphes ainsi que les acquisitions phénomènales de la
médecine au cours de ces 50 dernières années. Selon le professeur Nager,
les méthodes curatives pratiquées aujourd’hui exigent un approfondissement
de la relation humaine, une notion élargie de la santé et de la maladie,
ainsi qu’une réévaluation des soins de base et des médecins de famille. Il
a de plus souligné l’importance du travail de lobby du personnel sanitaire
en faveur d’une approche intégrale des soins médicaux. (apic/com/pr)