Catherine Vittoz quitte la Maison de la Radio à Lausanne (170889)
Lausanne, 17août(APIC) Après 40 ans passés au service de l’Eglise dont
dix aux Emissions protestantes de la radio romande, Catherine Vittoz prend
sa retraite. "Ce fut une longue et très fructueuse démarche avec mes collègues catholiques et un privilège que de pouvoir travailler ensemble tout en
gardant chacun son identité propre", déclare-t-elle au Service de Presse
Protestant (SPP).
Pour sa première mission, en 1959, elle est partie avec son mari dans
l’Himalaya pour traduire la Bible en tibétain. Ils découvrent ensuite
l’Afrique et en 1974, s’installent dans une paroisse vaudoise. Sa formation
à la radio, elle l’a commencée en janvier 1979 par un stage d’observation,
à la fois en paroisse, à la radio, en maison d’édition et à la télévision.
Mais le "virus" de la radio, elle l’a attrapé en Afrique, au Cameroun, où
elle a fait "ses premières armes radiophoniques" en anglais car peu de personnes pouvaient faire des émissions protestantes dans la deuxième langue
nationale du Cameroun.
"L’Eglise a été très étonnée quand j’ai demandé à faire des stages dans
les médias électroniques, raconte-t-elle. J’estime cependant qu’il est très
important qu’il y ait une femme dans les Emissions protestantes de la radio. Une femme a une sensibilité différente, une approche différente des
choses. Je suis surprise aussi de voir à quel point les Eglises se rendent
peu compte de l’enjeu que représentent la radio et la télévision car on atteint énormément de monde. L’impact de notre travail peut être décuplé,
centuplé par rapport au travail paroissial ou même d’aumônerie."
"Il y a beaucoup de possibilités de s’engager, mais on en peut pas le
faire parce qu’on manque de personnel et on manque d’argent. L’argent, à
mon avis, n’est pas le plus important. L’Eglise malheureusement revient
toujours avec des questions financières. Lorsqu’on a des hommes et des
femmes pour faire un travail, l’argent suit d’une manière ou d’une autre,
estime-t-elle. C’est un ’credo’ que j’aimerais bien faire passer".
"Je tiens à avoir une retraite totalement différenciée de ce que j’ai
fait jusqu’à maintenant, déclare-t-elle au SPP. J’ai des amis partout et je
tiens beaucoup à voyager". (apic/spp/mg)