Poursuivant son cycle de catéchèses sur l’espérance, le pape François a choisi de consacrer l’audience générale du 12 février 2025 à la naissance de Jésus. Devant plusieurs milliers de fidèles, il s’est excusé de ne pas pouvoir lire son enseignement à cause de sa bronchite et a laissé à un tiers le soin de le faire.
Une semaine après avoir médité sur le récit de Marie, enceinte de Jésus, rendant visite à sa cousine Élisabeth, le pape François est revenu dans sa catéchèse sur la naissance du Christ dans une crèche de Bethléem. Par l’intermédiaire de don Pierluigi Giroli, prélat de la Curie romaine qui a lu l’intégralité de la catéchèse, le pape de 88 ans a repris une partie de l’enseignement de son prédécesseur Benoît XVI. Le pontife allemand avait fait remarquer que l’Évangile de Luc situe la naissance de Jésus dans «un temps exactement datable» et dans «un cadre géographique exactement indiqué», de sorte que «l’universel et le concret se touchent».
À Bethléem, localité qui signifie «maison du pain», la naissance de Jésus a lieu de manière «totalement inédite pour un roi», a relevé le pape argentin dans sa catéchèse. Il a rappelé que Marie avait enfanté dans une mangeoire réservée aux animaux. «Le Fils de Dieu ne naît pas dans un palais royal, mais à l’arrière d’une maison, dans l’espace où se trouvent les animaux», a-t-il souligné.
Quant aux premiers témoins de l’événement, «ce sont des bergers, des hommes peu cultivés, malodorants à cause du contact permanent avec les animaux, vivant en marge de la société», a poursuivi le pape. «Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation», a-t-il résumé.
«Nous ne sommes pas nés pour tuer»
Malgré ses difficultés respiratoires, le pape François a pris la parole à la fin de l’audience générale pour lancer un nouvel appel à la paix. «Nous ne sommes pas nés pour tuer mais pour faire croître les peuples», a déclaré François d’une voix très fatiguée, répétant une nouvelle fois que la guerre est «toujours une défaite».
«Que soient trouvés des chemins de paix, s’il vous plaît, dans votre prière quotidienne, demandez la paix», a exhorté le chef de l’Église catholique, avant de citer « l’Ukraine martyrisée», la Palestine, Israël, le Myanmar, le Kivu en République démocratique du Congo et puis le Soudan du Sud. «S’il vous plaît, prions pour la paix, faisons pénitence pour la paix», a-t-il encore demandé aux catholiques. (cath.ch/imedia/hl/lb)