Dans sa catéchèse de ce 26 février 2026, le pape visite les figures du vieillard Siméon et de la veuve Anne, deux «pèlerins de l’espérance» qui ont su «flairer» la présence de Dieu quand fut présenté l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem.
Comme mercredi dernier, le Vatican a choisi de publier la catéchèse prévue pour ce jour d’audience générale auquel le pontife, toujours hospitalisé, a dû renoncer. L'enseignement du pape parle du «vieux Siméon» voyant «la mort non pas comme une fin». Le Bureau de presse du Saint-Siège a pris soin d’avertir les journalistes que ce texte avait été rédigé par le pape avant son hospitalisation et qu’il ne fallait pas l’interpréter à la lumière de son état de santé dégradé.
Dans sa catéchèse, le pontife revient sur le «cantique de Siméon». L’évangéliste Luc rapporte, dans le récit de la présentation de Jésus au Temple, que le vieil homme avait reçu l’assurance qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Christ.
La mort, comme un accomplissement
Quand Joseph et Marie viennent «présenter l’enfant au Temple», Siméon «sent […] la présence de l’Oint du Seigneur», raconte le pape François. Il poursuit: «Siméon embrasse cet enfant qui, petit et sans défense, repose dans ses bras; mais c’est lui, en réalité, qui trouve la consolation et la plénitude de son existence en le serrant contre lui.»
Le pape cite alors les paroles du cantique, devenu pour les chrétiens la prière de fin de journée: «Tu peux maintenant, Seigneur, laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut...» Pour le pontife argentin, Siméon voit dès lors «la mort non pas comme une fin, mais comme un accomplissement, une plénitude, il l’attend comme une ‘sœur’ qui n’anéantit pas mais introduit dans la vraie vie qu’il a déjà pressentie et à laquelle il croit».
Flairer la présence de Dieu
Le pape poursuit sa catéchèse en parlant également de la veuve Anne, une femme de plus de 80 ans au service du Temple de Jérusalem. À la vue de l’enfant Jésus, elle aussi diffuse «généreusement la parole prophétique», fait-il remarquer.
Le pape conclut enfin par une invitation: «Chers frères et sœurs, imitons aussi Siméon et Anne, ces ‘pèlerins de l’espérance’ qui ont des yeux clairs capables de voir au-delà des apparences, qui savent ‘flairer’ la présence de Dieu dans la petitesse, qui savent accueillir avec joie la visite de Dieu et raviver l’espérance dans le cœur de leurs frères et sœurs.» (cath.ch/imedia/hl/lb)