A l'instar des autres souverains, les papes, au cours de l'histoire, ont remis des décorations honorifiques à des personnalités qu'ils jugeaient méritantes. Après huit ans de recherches, le français Dominique Henneresse vient de publier un impressionnant catalogue sur les ordres de chevalerie pontificaux et les médailles pontificales.
Les décorations remises par les papes au cours de
l’histoire se veulent aujourd’hui encore une stimulation pour agir en faveur du
bien commun, a relevé le cardinal Pietro Parolin le 29 octobre 2019. Le
secrétaire d’Etat du Saint-Siège s’est exprimé dans la salle royale du Palais
apostolique à l’occasion de la présentation de l'ouvrage de Dominique
Henneresse sur les ordres et les décorations du Saint-Siège.
Sous les fresques représentant la bataille navale
de Lépante (1571), de nombreux diplomates accrédités près le Saint-Siège ont
assisté à cette présentation. Après huit ans de recherches, Dominique
Henneresse, un Français passionné d'histoire, a publié un impressionnant
ouvrage de plus de 500 pages quelque 1'900 illustrations.
Jamais le sens de l'honneur ne passera de mode
Ce catalogue inédit des ordres équestres et des marques
d’honneur créées par les souverains pontifes tout au long des siècles est une
"analyse presque exhaustive", a salué le cardinal Parolin, de ce
système de récompenses honorifiques accordées par les Etats pontificaux puis
par l’Etat du Vatican. Pour le Secrétaire d'Etat, dans un monde assoiffé
d’exemples et de modèles positifs, cet ouvrage apporte un enseignement: celui
du "sens de l’honneur". Le livre de ne constitue donc pas seulement
une fine étude historique mais se veut une "stimulation" pour le
temps présent.
"Jamais, le sens de l’honneur ne passera de
mode". Mais il doit être compris de manière juste, c'est-à-dire "lié
au bien commun, au service, à la recherche de la paix ou au développement
humain intégral des peuples". Les nombreux exemples des hommes "bons
et illustres" aident aujourd’hui encore à se dévouer dans un esprit de fidélité
et de sacrifice à des causes honorables et vertueuses et pour la gloire de Dieu,
a estimé le cardinal.
Les décorations ont encore de beaux jours devant
elles. "Le fait de consacrer du temps à étudier une demande de décoration,
à la reconnaître officiellement et à la remettre à quelqu’un reste aujourd’hui
encore important", a confié Dominique Henneresse à I.MEDIA. (cath.ch/imedia/pad/mp)