Le pape a "remis les choses en place"
Rome, 25 septembre 2006 (Apic) Après les représentants de l’Iran et de l’Irak, les ambassadeurs de Côte d’Ivoire et d’Indonésie ont réagi à leur tour après la rencontre du pape avec les diplomates de pays musulmans, lundi à Castelgandolfo.
Benoît XVI a "remis les choses en place", a estimé l’ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès du Saint-Siège, lors de sa rencontre du 25 septembre 2006 avec une vingtaine de diplomates de pays accueillant une forte présence musulmane. Interrogé par I.Media, Kouamé Benjamin Konan a aussi estimé que "ce n’était pas une démarche de trop".
Kouamé Benjamin Konan a par ailleurs estimé que la rencontre de la matinée à Castelgandolfo avait permis de "clore définitivement l’incident" et devrait "aboutir à apaiser les esprits". Selon le représentant d’Abidjan, "la crise qui a été vécue dans le monde musulman n’a pas eu d’écho en Côte d’Ivoire où il y a un islam à l’africaine, un islam très modéré". Dans ce pays d’Afrique de l’ouest, environ 40 % de la population est de religion musulmane.
L’Indonésie aussi
"L’initiative" du Saint-Siège de tenir "une rencontre" comme celle de ce matin est "importante", a pour sa part déclaré l’ambassadeur d’Indonésie près le Saint-Siège. Bambang Prayitno a souligné qu’il était "prioritaire de favoriser et de renforcer le dialogue entre les religions et les cultures" pour obtenir la paix.
L’initiative du Saint-Siège de tenir "une rencontre comme celle-ci" est "importante" parce qu’elle "représente l’effort fait par le Saint-Siège pour éclairer sa vision des rapports entre les communautés chrétiennes et musulmanes dans le monde", a ainsi déclaré l’ambassadeur indonésien. "Je comprends que le pape tienne à expliquer que l’Eglise catholique respecte l’Islam et les musulmans". "Pour cela, il a souligné qu’il est prioritaire de favoriser et de renforcer le dialogue entre les religions et les cultures, si on veut atteindre la paix au niveau mondial", a encore souligné le diplomate dont le pays vient de fusillé trois catholiques, pour, avait estimé une Cour, "Incitation à la violence envers les musulmans".
Dans un communiqué de son Bureau de presse, le Saint-Siège avait fait part, le 23 septembre dernier, de son "vif regret" après ces exécutions, la veille. (apic/imedia/ar/ami/pr)