Rome, 18août(APIC/CIP) "Les accords doivent être respectés, non tant pour
des motifs d’ordre juridique, mais avant tout pour une question de fond",
déclare Mgr Alberto Ablondi, évêque de Livourne et responsable de la
commission épiscopale italienne pour le dialogue avec le monde juif, à
propos du carmel d’Auschwitz.
Dans une interview que publiera l’hebdomadaire italien "L’Espresso" dans
son édition du lundi 21 août, Mgr Ablondi demande aux religieuses de
consentir au déménagement que prévoit l’accord signé à Genève en 1987.
Evoquant la récente déclaration du cardinal Macharski, qui déplorait
l’intrusion de manifestants juifs dans le carmel d’Auschwitz, l’évêque
italien déclare : "J’espère vivement que, du côté catholique, des réactions
analogues ne viendront pas compromettre un dialogue judéo-chrétien
laborieux, mais en progrès. Dans le coeur des juifs, Auschwitz marque
l’apogée d’une histoire de souffrances et de persécutions. Une histoire
dans laquelle la croix a été le symbole de nombreuses injustices, dont tant
de chrétiens se sont rendus coupables."
A tous les catholiques que trouble l’affaire du carmel d’Auschwitz,
l’évêque de Livourne recommande de relire l’Evangile : "Quand donc tu
présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens d’un grief que ton
frère a contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, va d’abord te
réconcilier avec ton frère." Ce que personnellement il traduit par : "Si le
carmel d’Auschwitz blesse notre frère juif, nous avons le devoir d’y
renoncer pour donner la priorité à la réconciliation". (apic/jt/bd)