Caritas Suisse se penche sur les questions de la famille (101091)
Lucerne, 10octobre(APIC) Les questions de la famille et de l’adaptation
de la politique familiale à la réalité préoccupent la Ligue suisse de femmes catholiques (LSFC), la Communauté de femmes et mères de Suisse (CFMS)
et Caritas suisse. Face à la nouvelle pauvreté de plus en plus répandue en
Suisse et qui remet en question le système de sécurité sociale, ces trois
organisations entendent relancer le débat en la plaçant dans le contexte de
la politique sociale.
Dépassée par la réalité, la politique familiale renforce la pauvreté au
féminin. Cette constatation, la LSCF et Caritas l’avaient déjà émise dans
l’étude "femmes et pauvreté en Suisse" publiée il y a deux ans. Aujourd’hui
les trois associations reviennent à la charge en soulignant la "gravité des
conséquences", notamment pour les femmes et les enfants, d’une politique
fondée sur une image de la famille qui ne correpond pas tout à fait à la
réalité actuelle. Elles constatent que de profonds changements sont intervenus au sein des structures familiales et de la répartition traditionelle
des rôles entre hommes et femmes. Or cette mutation exige d’urgentes modifications sur le plan socio-politique.
"Au lieu de déplorer la crise de la famille, il s’agit de reconnaître la
diversité de ses structures et d’en tirer les conséquences politiques": tel
est le but visé par les trois associations. En vue de l’"année de la famille" proclamée par l’ONU pour 1994, elles ont élaboré un document de discussion présenté lors de la Conférence des ministres européens chargés de politique familiale, qui s’est tenue ces jours-ci à Lucerne. Le but de ce document n’est pas de redéfinir la famille, mais de mettre en évidence la diversité des structures familiales qui caractérisent notre époque.
Les revendications présentées par les trois associations suisses portent
moins directement sur les familles que sur les conditions-cadre qui l’entourent et l’influencent. La modification des structures sociales doit
avant tout viser à mieux satisfaire les besoins des familles monoparentales. D’autre part un des objectifs essentiels consiste à surmonter la répartition sexiste du travail.
Les objectifs visés par les trois institutions sont, entre autre, l’instauration de l’assurance-maternité au plan politique; le versement d’allocations familiales plus généreuses à la personne qui s’occupe effectivement
des enfants; une législation plus favorable aux famille avec enfants et
l’assouplissement des horaires de travail ainsi que la création de plus
d’emplois à temps partiel. (apic/com/ap)