Delémont, 31octobre(APIC) Vingt-cinq mètres cubes de vêtements sont partis de Caritas-Jura à destination des Philippines. Offerts par la population jurassienne, ils seront distribués aux victimes des typhons et à celles du volcan Pinatubo. La semaine prochaine, cinquante autres mètres cubes
rejoindront la Centrale de Caritas-Suisse à Emmen. Ils proviennent également de Caritas-Jura qui, après avoir alimenté ses vestiaires, a trié et
récupéré tout ce qui est encore en bon état pour le distribuer aux plus
déshérités. Cet envoi coïncide avec la conférence que donnera à Delémont,
mercredi 6 novembre, le Père Pierre Tritz sur les enfants de la rue à Manille.
Deux personnes, présentes à Delémont lors de la préparation de l’envoi,
réceptionneront les vêtements à Manille. Il s’agit de Rudolf-W Schuhmacher,
journaliste, de Dällikon, et de Ditas Wegman-Misa, une Zurichoise originaire des Philippines. Tous deux offrent leurs services bénévoles à "Gabriela", une organisation nationale féminine qui s’occupe notamment de santé et
d’éducation. Rudolf Schuhmacher sera aux Philippines dès le 9 novembre. Il
travaillera au projet de réinsertion des femmes de la rue (les sans-abri et
les prostituées) jusqu’à la mi-décembre.
L’apôtre des enfants de la rue
Cet envoi coïncide avec la venue à Delémond, mecredi 6 novembre, de
"l’apôtre des enfants des bidonvilles" de Manille, le Père Pierre Tritz. Ce
dernier donnera une conférence intitulée: "Sauver du trottoir les enfants
des Philippines", qui sera illustrée de projections. Cette manifestation
est placée sous les auspices de l’Association suisse Raoul Follereau et de
"Nouvelle Planète".
A Manille, 70’000 gosses vivent dans la rue, 15’000 se prostituent. Sur
les dix millions d’habitants que compte la capitale des Philippines, 3 millions logent dans 550 bidonvilles. Le Père Tritz, anciennement professeur à
l’Université de Manille, a tout abandonné pour créer en 1974 la Fondation
d’aide pour la recherche et le développement de l’éducation (ERDA). Son
but: permettre aux 300’000 enfants qui abandonnent chaque année l’école,
faute de moyens financiers, de réintégrer le circuit scolaire. Et leur éviter de tomber dans la drogue et la prostitution. (apic/sic/ap)