Caritas-Genève: 1942 - 1992 (110592)
Genève, 11mai(APIC) Depuis 1942, Caritas-Genève s’efforce de répondre aux
multiples demandes d’aide qui lui parviennent. Son activité, commencée en
novembre 1942 par l’accueil des réfugiés, s’est développée et se poursuit
aujourd’hui encore dans bien d’autres domaines. Le bulletin paroissial local "Vie de l’Eglise à Genève" consacre un dossier à ces développements
nouveaux. Une manière de marquer le demi siècle d’existence de la Caritas
du bout du lac.
Même si depuis 50 ans l’Etat a considérablement augmenté ses efforts sociaux, Caritas-Genève accomplit toujours un travail essentiel dans l’accueil et l’aide sociale. Sa plus récente innovation, la banque alimentaire,
est déjà un succès. Lors de l’année de son cinquantième, Caritas-Genève développera au cours de 1992 toute une réflexion sur la marginalité, sur les
étrangers et sur le revenu minimum vital.
Venue de France, la notion de banque alimentaire est concrétisée à Genève par Caritas depuis une année. L’idée - simple et qui a rencontré un très
grand succès en France - consiste à réunir des excès de denrées non périssables, puis de les redistribuer aux personnes qui en ont besoin.
A Genève, cependant, cette formule n’a pas été possible; en effet, la
trentaine d’entreprises alimentaires qui ont répondu aux sollicitations de
Caritas se sont déclarées très intéressées par l’idée mais incapables d’y
répondre, car les stocks sont bien gérés et ne laissent que peu d’invendus.
Si ceux-ci existent, ils sont bien écoulés au sein même du personnel.
"L’idée de départ s’est donc bien vite transformée et connaît maintenant un
succès croissant", explique Jean Grob, directeur de Caritas-Genève.
Ce sont donc des denrées périssables qui sont adressées à Caritas dans
de très bonnes conditions d’hygiène. Il s’agit de produits de boulangerie,
laitiers, ou encore des restes frais de réceptions pour lesquelles banques
ou entreprises de la place ont compté trop large.
Accueil aux mille visages
Cette nourriture doit être consommée rapidement. C’est pourquoi elle est
adressée à l’une des activités de Caritas-Genève, le CARE (Caritas-AccueilRencontres-Echanges), lieu de rencontres et de réinsertion sociale créé il
y a quinze ans par les travailleurs sociaux de caritas, et qui offre quotidiennement un repas et des activités manuelles et artistiques aux personnes
en difficultés matérielles et morales.
Caritas-Genève, c’est l’accueil et l’écoute pour toutes les catégories enfants, jeunes, adultes, troisième âge -, mais aussi pour toutes sortes de
besoins: l’aide immédiate matérielle ou morale dispensée par les assistants
sociaux (bons alimentaires, billets CFF, vêtements), les conseils pour un
désendettement, l’animation du dimanche pour les personnes âgées, les camps
pour les jeunes, l’aide aux réfugiés, les boutiques qui permettent de se
vêtir à bon marché et dans la dignité, le Fairness-shop - qui propose des
produits du tiers monde à un prix plus juste que celui du commerce -, les
micro-réalisations dans le tiers monde, le logement social.
Un travail considérable effectué par Caritas-Genève qui poursuit aujourd’hui sur sa lancée, même si l’Etat a pris e plus en plus de place dans
le domaine social. Reste pour Caritas la tâche essentielle de répondre aux
problèmes croissant de la solitude, de poursuivre son rôle de créateur de
solidarité et de moteur dans la réflexion du social. (apic/veg/sr/pr)