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    Caracas: Séminaire sur la théologie de la libération (180288)

    "Les théologiens de la libération construisent une nouvelle Eglise"

    Caracas, 18février(APIC) "Vouloir implanter une Eglise populaire distincte de l’Eglise de Jésus-Christ, est l’hérésie la plus grave de notre époque", a déclaré Mgr Bonaventura Kloppenburg, OFM, évêque de Nova Hamburgo

    au Brésil. C’est dans un exposé sur "L’Eglise populaire" devant les participants au Séminaire de Caracas sur la théologie de la libération, que

    l’évêque de Nova Hamburgo a voulu en quelque sorte "démonter" les mécanismes de l’Eglise populaire. "Avec cette Eglise, a-t-il dit, nous passons

    progressivement et selon le schéma marxiste le plus rigoureux, d’une identification des pauvres aux "opprimés", de cette catégorie idéologique aux

    "pauvres de l’Evangile". Cette confusion pervertit le sens chrétien du mot

    "pauvre". On construit en fait une Eglise de classe".

    Selon Mgr Kloppenburg, "dans l’esprit des théologiens de la libération,

    le prolétariat devient non l’héritier, mais l’unique héritier de la Bible,

    l’unique porteur de celle-ci dont il ne peut être que l’unique et légitime

    interprète qualifié". "Ainsi, a ajouté l’évêque de Nova Hamburgo, la théologie de la libération fait surgir un nouveau Magistère: le peuple ainsi

    défini - c’est-à-dire comme Eglise en lutte organisée en vue de la libération du capitalisme -, devient lui-même objet de foi. Source du nouveau Magistère, cette nouvelle Eglise n’a que faire du magistère de l’Eglise

    catholique romaine".

    "Théologiquement, a conclu Mgr Kloppenburg, cette position revient à dire que cette Eglise populaire peut se doter de ses ministres (évêques ou

    prêtres) en les désignant elle-même selon les nécessités de sa mission

    révolutionnaire. Cette vision aboutit à une "ochlocratie" (de "ochlos",

    plèbe) qui se substitue à la hiérarchie. Elle a comme principe illuminateur

    la lutte des classes, comme méthode pastorale le conflit stimulé et exalté,

    le Christ comme modèle d’agitateur politique. Vouloir implanter une telle

    Eglise, a terminé l’évêque de Novo Hamburgo, est l’hérésie la plus dangereuse de notre temps". (apic/bou/bd)

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