Canonisations et béatifications au Vatican (210393)
Rome, 21mars(APIC) Au cours d’une cérémonie en la Basilique St-Pierre,
Jean Paul II a canonisé dimanche la française Claudine Thévenet
(1774-1837), en religion Mère Marie de Saint-Ignace, fondatrice de la Congrégation de Jésus-Marie, et la carmélite chilienne Juana Fernandez Solar
(1900-1920), en religion Soeur Teresa de Jesus de los Andes, que le pape
avait béatifiée le 3 avril 1987 devant une foule d’un million de personnes
au Parc O’Higgins de Santiago du Chili. Teresa de los Andes est la première
sainte chilienne des temps modernes.
La veille, le pape a béatifié la musicienne québécoise Dina Bélanger
(1897-1929), une brillante pianiste entrée en religion sous le nom de Soeur
Marie de Sainte-Cécile-Romaine, de la congrégation de Jésus-Marie. Jean
Paul II a également confirmé le culte du franciscain écossais John Duns
Scot (vers 1265-1308), enterré à Cologne. Duns Scot, né dans une petite
ville d’Ecosse, fut envoyé à Paris pour s’y perfectionner dans les études.
Après avoir obtenu les grades académiques, il enseigna au niveau universitaire à Paris, à Cambridge, à Oxford et Cologne; il est considéré comme un
"maître de vie chrétienne"; il refusa de souscrire au libelle rédigé par le
roi de France Philippe IV le Bel contre le pape Boniface VIII, et sa fidélité au pape lui valut le bannissement.
La carmélite chilienne Teresa de los Andes est la première sainte de ce
pays latino-américain. Près de Santiago, une basilique a été érigée en son
honneur et le lieu est devenu un centre spirituel au Chili fréquenté par
des dizaines de milliers de pèlerins. Provenant d’une famille bourgeoise
considérée, la carmélite entra au couvent à l’âge de 19 ans et mourra un an
plus tard du typhus. Elle a reçu la mission, à une époque de matérialisme,
d’éveiller à la faim et à la soif de Dieu.
La lyonnaise Claudine Thévenet, déjà reconnue bienheureuse en 1981, a
fondé la congrégation de Jésus-Marie, qui compte aujourd’hui 1’800 religieuses disséminées sur les cinq continents. Elles se consacrent aux jeunes, en particulier aux pauvres, auxquels elles donnent une éducation chrétienne dans des écoles et des orphelinats. Deux des frères de la religieuse lyonnaise moururent sous les balles de la Terreur, à Lyon, le 5 janvier
1794, un événement tragique qui marquera une vie imprégnée de pardon et de
réconciliation. (apic/cic/be)