Canberra: rapport du secrétaire général à la VIIe Assemblée du COE (100291)
Canberra, 10février(APIC) Le secrétaire général du COE, le pasteur Emilio
Castro, a dressé un tableau contrasté de la quête de l’unité dans le rapport qu’il a présenté jeudi 7 février à la VIIe Assemblée plénière du COE à
Canberra (Australie).
Emilio Castro a d’abord relevé les progrès accomplis ces dernières annés
dans le domaine de l’oecuménisme: le BEM (baptême, eucharistie et ministère) a signifié un processus de rapprochement, l’Eglise catholique romaine
participe davantage aux conseils d’Eglises régionaux et nationaux, les
Eglises d’Afrique du Sud se sont rencontrées récemment après trente ans de
séparation, de nouvelles Eglises deviennent membres du COE, les familles
orthodoxes orientales non chalcédoniennes ont conclu récemment un accord
qui les a conduites au seuil d’une pleine communion après seize siècles de
séparation.
D’autre part, a ajouté le pasteur latino-américain, "quand nous entendons parler des violences commises contre les chrétiens orthodoxes en
Ukraine ou que les autorités civiles slovaques ordonnent de remettre une
centaine de bâtiments ecclésiastiques à l’Eglise catholique grecque - ce
qui signifie que les communautés orthodoxes n’ont plus de lieu où célébrer
leur culte - nous sommes en plein contre-témoignage, en contradiction absolue avec l’Evangile".
Ne pas accepter la division des chrétiens comme "une réalité de fait"
Le problème - outre le ralentissement des démarches en vue de l’unité est que "notre division est de plus en plus acceptée comme une réalité de
fait", a souligné Emilio Castro. Face à ce manque d’ardeur et d’impatience,
il a cité l’exemple de "ces groupes vivant l’obéissance chrétienne, qui se
reconnaissent membres de l’Eglise de Jésus-Christ et qui osent proclamer et
vivre une unité que les autorités de leurs Eglises ne sont pas encore prêtes à reconnaître".
Le secrétaire général du COE a redit son impatience de pouvoir célébrer
l’eucharistie avec tous les chrétiens, s’écriant: "Cette Assemblée devrait
être la dernière où l’on célèbre l’eucharistie séparément !". Il a aussi
exprimé l’espoir que la prochaine Conférence mondiale de Foi et Constitution, en 1993, "concentre la réflexion et la prière sur la recherche de modèles possibles d’unité". (apic/mjh/cor)