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    «No comment» des évêques catholiques canadiens

    Canada : La CECC fournit des pistes de réflexions concernant «La Passion du Christ»

    Ottawa, 24 février 2004 (Apic) En prévision de la sortie, dès le 25 février, du film très controversé de Mel Gibson, «La Passion du Christ», la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) n’émet aucun commentaire à ce sujet, mais propose sur internet quelques analyses ou pistes de réflexion à propos du film.

    Le Service des communications de la CECC a préparé un document internet fournissant quelques analyses ou pistes de réflexion pour ceux qui voudraient se faire une opinion au sujet de ce film.

    Comme il s’agit de l’oeuvre d’un artiste, la CECC estime qu’il est extrêmement difficile, voire délicat, de commenter le travail, la sensibilité et la vision de Mel Gibson. Les évêques canadiens précisent encore que les textes recueillis et présentés dans ce dossier ne reflètent pas leur opinion. Selon eux, ils offrent des ressources et des repères avant d’aller voir le film, ou peuvent nourrir la réflexion après avoir vu l’oeuvre cinématographique.

    L’analyse de Bertrand Ouellet et l’avis du cardinal Castrillon Hoyos

    Le site propose par exemple le point de vue de Bertrand Ouellet, directeur général de Communications et Société, organisme s’intéressant, dans un perspective chrétienne, aux valeurs éthiques et spirituelles dans le monde des communications. Ce dernier pense que le véritable enjeu pour l’Eglise sera de répondre aux questions que le film soulève sur le Christ : Fallait- il vraiment que le Christ souffre autant ? Peut-on croire que Dieu voulait ou exigeait une telle horreur ? ou encore : Qu’est-ce que ça veut dire «mourir pour nos péchés» ? Ceci, au-delà des qualités et des défauts du film de Mel Gibson.

    Quant au cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le Clergé au Vatican, il a déclaré en septembre dernier à « La Stampa » qu’il espérait que tous les prêtres du monde et tous les chrétiens voient cet oeuvre, malgré la violence de certaines images. Ce film, dit-il, montre l’horreur du péché, l’égoïsme et le pouvoir rédempteur de l’amour. Il donne l’envie au spectateur d’aimer et de pardonner comme le message du Christ.

    Pour lui, ce film n’est pas antisémite, il fait naître l’objectivité historique des sentiments comme le pardon, la miséricorde et la réconciliation, mais n’insinue pas une condamnation contre un groupe concret.

    D’autres avis de spécialistes ou de représentants de l’Eglise se trouvent sur le site de la CECC. Tels que celui du Père Thomas Rosica, bibliste engagé dans le dialogue avec le judaïsme ou de l’archevêque d’Ottawa Mgr Marcel Gervais. Certains ont visionné une version non définitive, d’autres la version finale (apic/com/lh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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