A la recherche des moyens de promouvoir la justice et la paix
Ottawa, 18janvier(APIC) "Développement et Paix", l’Action de Carême des
catholiques canadiens, est une organisation fondée par les évêques canadiens dans le sillage de l’encyclique "Populorum Progressio" de Paul VI.
Cette organisation vient de fêter son 20ème anniversaire. A cette occasion,
les évêques du Canada ont publié une lettre pastorale dans laquelle, après
avoir rendu grâce pour le travail réalisé, ils invitent à "explorer les façons les plus pertinentes de promouvoir la justice et la paix au cours des
années à venir".
Depuis sa fondation, "Développement et Paix" a fourni aux pays du
tiers-monde une aide s’élevant à plus de 162 millions de dollars. Cet
argent a été recueilli à l’occasion de la campagne de Carême, par des
contributions directes et par des octrois de l’Agence canadienne de
développement.
Dans leur message, les évêques du Canada soulignent que si l’aide
financière est nécessaire et fort appréciée par les partenaires du
tiers-monde, surtout lors des désastres naturels, elle ne suffit pas. Il
faut voir comment aider les populations du tiers-monde à se sortir de leur
"situation d’infériorité", tout en poursuivant l’aide financière. D’ou,
pour les évêques, l’importance de programmes d’éducation populaire et de
sensibilisation, afin de changer les mentalités, les attitudes, les
comportements et les structures, afin que soient réalisées les conditions
d’une solidarité humaine. "Les obstacles au développement, font-ils
remarquer, proviennent souvent de nos propres structures mentales, sociales
et politiques".
Tout en reconnaissant l’importance de "Développement et Paix", les
évêques y voient "un espace pour une plus grande croissance" et expriment
leur désir que l’organisme travaille davantage en concertation avec les
instances diocésaines. "Il est souhaitable, écrivent-ils, que
"Développement et Paix" soit mieux connu et plus actif dans chacun de nos
diocèses. Cela, bien sûr, ne se fera pas au détriment des activités
nationales et internationales, mais plutôt en étroite collaboration avec
elles. Aussi souhaitons-nous une collaboration toujours plus clairement
visible des responsables de "Développement et Paix" avec les responsables
des autres organismes diocésains, autour de l’évêque. L’enracinement et le
développement de "Développement et Paix", comme expressiona de l’Eglise
locale, ne peut qu’aider sa mission partout comme dans chacune des
paroisses." (apic/cip/be)