Plus fréquentés que jamais!
Vevey, 17août(APIC/Brigitte Cosandey) "Oser-Risquer": le thème des Camps
Vocations choisi pour l’été 1988 a interpellé passablement de jeunes de 10
à 20 ans. Selon les organisateurs, la fréquentation de ces camps est en
recrudescence. Quelque 530 jeunes et 120 animateurs ont participé à la
vingtaine de camps organisés par le Centre Romand des Vocations (CRV) à
Lausanne. "Le bilan est essentiellement positif, petits et grands ont pu
faire un réelle expérience religieuse" a déclaré à l’agence APIC l’abbé
Jean-Claude Dunand, un des responsables des camps vocations.
Si le nombre de camps a diminué depuis quelques années on peut remarquer
que le nombre de jeunes intéressés à ce genre de vacances est en augmentation. "Le gros pourcentage des jeunes participants sont âgés de 12-13 ans",
relève Jean-Claude Dunand. A cet âge on pourrait penser que les parents
obligent leurs enfants, pour une raison ou pour une autre, à participer à
ces camps. Si cela est peut-être le cas pour quelques uns, ils ne représentent qu’une infime minorité selon le responsable. "Beaucoup viennent parce
que leur frère, ami ou cousin leur en a parlé. Certains habitués reviennent
chaque été, quelques uns pour la dixième fois cette année."
Les animateurs, âgés de 18 à 60 ans, sont souvent des habitués qui reviennent plusieurs années de suite. "On essaye à l’intérieur de chaque
équipe d’avoir un panachage des vocations: un prêtre, un religieux ou une
religieuse, un couple avec des enfants, qui vivent toute la semaine avec
les jeunes du camps" souligne l’abbé Jean-Claude Dunand.
Pour Nicolas, animateur de 22 ans d’un camps de 42 enfants de 12 et 13
ans, l’expérience reste inoubliable: "on ne sort pas d’un "camp-voc" comme
on y est rentré, le monde prend un autre sens. Il est fantastique de se
souvenir de ces moments, de ces paradis perdus".
Dans certains camps, le programme était rude. Notamment pour les jeunes
de 15 ans et plus qui ont passé une semaine de marche autour du Mont-Blanc,
du 24 au 31 juillet. Chaque jour, diane à 6h. et départ à 7h. Les arrêts
étaient autant d’occasions pour approfondir le thème de la journée et pour
reprendre des forces. Le soir, l’Eucharistie précédait le repas bien
mérité. Pour Joëlle et Danielle "ce qui importait était de se poser une
fois la question de notre vocation".
L’organisation des Camps Vocations n’étant que ponctuelle, puisqu’elle
se limite aux camps de l’été, on peut regretter le fait que les jeunes
n’ont pas la possibilité de poursuivre cette expérience de partage tout au
long de l’année. Certains animateurs cependant, trouvent le temps d’organiser pendant l’année des rencontres à Pâques par exemple, afin de poursuivre
ce qu’ils ont vécu ensemble durant la semaine de camps. De plus, durant
cette dernière, les animateurs essayent d’orienter les jeunes intéressés
sur la participation à la vie de leurs paroisses ou à celle d’autres mouvements. (apic/bcy)