Lausanne/Zurich, 17septembre(APIC) Depuis quelque temps, une documentation sur la plantation d’une "Foret suisse à Tibériade" est largement distribuée en Suisse, notamment auprès de pasteurs, de pretres, d’entreprises
et d’autorités communales, par le Fonds National Juif de Suisse (KKL). Cet
appel lancé aux citoyens suisses pour contribuer financièrement à l’édification d’une "foret suisse" pour "transformer un sol désertique en une verte contrée" a suscité une vive réaction de la part de l’"Association pour
reconstruire Emmaüs", qui estime qu’il n’y a jamais eu de désert dans la
région de Tibériade, mais un certain nombre de villages arabes qui ont été
détruits lors de l’édification de l’Etat d’Israel. De son coté, M. Gassner,
président du Fonds National Juif de Suisse a Zurich affirme qu’il ne fait
que planter des arbres, "et que les arbres ne font pas de politique".
L’Association pour reconstruire Emmaus, qui s’adresse au Département
Fédéral des Affaires Etrangères, demande des Suisses et des autorités
fédérales que l’on ne se serve pas de l’argent suisse (et il y va selon elle de 6 millions) "pour effacer les traces de villages palestiniens dont
les habitants sont jetés dans des camps de réfugiés". Cette Association affirme que selon des cartes géographiques israéliennes et le professeur Israel Shahak, de l’Université hébraique de Jérusalem, il y avait avant la
création de l’Etat d’Israel 26 villages palestiniens dans la région de
Tibériade, dont 23 été détruits. Cette association s’est d’ailleurs constituée il y a quelques mois pour tenter de reconstruire le village d’Amwas,
sur le site de l’Emmaus biblique, détruit au bulldozer en juin 67 par
l’armée israélienne "pour des motifs de sécurité" et dont les habitants demandent encore aujourd’hui d’y revenir.
Selon M. Gassner, cette "foret suisse" - 500’000 arbres sont prévus,
dont 33’000 arbres ont déjà été plantés - est située sur un site que meme
les Anglais ont essayé en vain de planter en 1929. En ce qui concerne les
villages détruits, le directeur du Fonds National Juif affirme que ce n’est
pas son role de reconstruire des maisons et estime "qu’autour du lac de
Génésareth, on peut planter des arbres sans faire de politique".
(apic/be)