Le Conseil constitutionnel du Cameroun a proclamé, le 27 octobre 2025, Paul Biya vainqueur de l’élection présidentielle. Agé de 92 ans, le président Biya est à la tête de son pays depuis 1982. L’Eglise catholique s’est dite satisfaite de la bonne tenue de l’élection.
Paul Biya a été réélu pour un huitième mandat de sept ans, avec 53,66% des voix des huit millions d’électeurs contre 35,19% pour son principal adversaire, Issa Tchiroma Bakary.
La Commission justice et paix (J+P) de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) a indiqué avoir déployé 202 observateurs dans les 10 régions administratives du pays. Ils ont couvert 12'257 des 31'528 bureaux, soit 39%.
« Sur la base de ce qui a été observé, nous tenons à faire part de notre satisfaction pour les efforts fournis par Election Cameroun (ELCAM), l’organisme chargé de l’organisation des élections du pays, pour que le vote se passe dans la sérénité », souligne J+P.
Les observateurs de l’Eglise catholique ont constaté que les sites et bureaux de vote étaient bien connus des électeurs, et accessibles dans leur grande majorité. Ils étaient sécurisés par les forces de l’ordre police et gendarmerie non armées. A l’extérieur des bureaux de vote, l’atmosphère était calme et serine. A l’intérieur de chaque bureau de vote, l’urne était scellée, transparente et suffisamment visible pour le public. L’isoloir était disposé de manière à assurer la discrétion et à préserver le secret du vote.
« Nous avons apprécié le décompte public des voix des électeurs dans la plupart des bureaux de vote », poursuit la commission, ajoutant que les observateurs de l’Eglise catholique ont constaté que le dépouillement et la proclamation des résultats ont commencé bien à l’heure, à 18h, à la fermeture des bureaux de vote, en présence des membres de commissions électorales locales. Les résultats de chaque candidat ont été rendu public. Les électeurs se sont reconnus dans les votes comptabilisés et sont repartis satisfaits.
Quelques irrégularités
La CENC a néanmoins relevé « certaines irrégularités qui entravent la marche du pays vers la démocratie ». Il s’agit entre autres, de la délocalisation de centres de vote sans que les électeurs ne soient informés, de la non actualisation du fichier électoral qui comporte des noms de personnes décédées.
«Notre prière est qu’avec l’aide de Dieu, et l’engagement de tous, notre pays connaisse la paix et la stabilité dans la vérité et en sorte plus fort, grâce aux contributions des millions de camerounais à travers leur travail et leur amour pour leur patrie », conclue la CENC. (cath.ch/ibc/mp)