Cameroun: catastrophe du lac Nyos (300189)
Yaoundé, 30janvier(APIC) Dans la soirée du 21 août 1986, le lac Nyos, situé à l’ouest du Cameroun, lâche un gaz toxique qui provoque la mort de
1.743 personnes et oblige les survivants à fuir ces lieux devenus inhospitaliers. Aujourd’hui, les survivants ont été définitivement installés sur
de nouvelles terres. La paroisse Saint-Martin y a énormément contribué, notamment à Bua Bua, Ippalim et à Yemgeh, cela grâce à des fonds provenant de
l’Eglise locale.
Pendant deux ans de vie sous des tentes dans des camps de recasement
provisoires, les quelque 4.000 rescapés de la catastrophe de Nyos ont
survécu tant bien que mal dans des conditions de vie précaire. Le Père Fred
Ten Horn est demeuré au chevet des sinistrés et les survivants ont bénéficié des soins gratuits au Centre de santé de la paroisse Saint-Martin. Le
Père Horn a travaillé en collaboration avec le Comité national de réception
et de gestion des secours d’urgence aux sinistrés (CNGS), structure mise en
place par l’Etat camerounais pour l’encadrement des rescapés.
Aujourd’hui, des villages modernes ont été créés pour l’installation
définitive des sinistrés. Quelques villages ont ainsi vus le jour à Kumfuten et à Bafment sur des terres appartenant à la paroisse. Les maisons ont
été construites en matériaux durables, et des centres de santé, des adductions d’eau, des écoles, des moulins à maïs ont également été mis en place.
L’Eglise estime que cette réinstallation permettra aux survivants de s’intégrer dans des nouveaux circuits de production afin qu’ils puissent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins. (apic/dia/pr)