de Phnom Penh de détourner des fonds à usage "religieux"
Bangkok, 17mai(APIC) Dans un message diffusé par leur radio clandestine
et capté à Bangkok, les Khmers rouges ont accusé plusieurs membres éminents du gouvernement pro-vietnamien de Phnom Penh de "profiter du renouveau religieux pour s’enrichir personnellement".
Citant notamment les noms du Premier ministre Hun Sen, du Chef de l’Etat
Heng Samrin et du président de l’Assemblée nationale Chea Sim, la radio des
Khmers rouges a précisé que "sous prétexte de prêter une plus grande attention au Bouddhisme (la religion majoritaire au Cambodge), les leaders de
Phnom Penh utilisent en fait la religion pour se remplir les poches et pour
convaincre les jeunes gens d’accepter la conscription obligatoire de 3
ans".
Par ces attaques répétées, les Kmers rouges, qui disposent de la principale force militaire au sein de la coalision de la résistance cambodgienne
en exil, dénoncent ainsi le renouveau religieux réel visible au Cambodge
ces deux dernières années.
Mais les Khmers rouges tentent aussi, par ces remarques, de faire oublier la politique d’extermination sanglante qu’ils menèrent à l’égard des
religions entre 1975 et 1978, lorsqu’ils étaient au pouvoir à Phnom Penh.
Durant ces années noires, plus de 80’000 bonzes périrent, ainsi que la totalité des prêtres catholiques et une majorité de religieux musulmans et
protestants. Et avec eux, plus d’un million de Cambodgiens. (apic/rw/pr)