Camberra: ouverture de la VIIe Assemblée générale du COE (080291)
Canberra, 8février(APIC) Près de 4’000 personnes parmi lesquels des délégués et des observateurs ont pris part jeudi 7 février à la cérémonie d’ouverture de la VIIe Assemblée générale du Conseil oecuménique des Eglises
(COE) qui se tient à Canberra (Australie). Les représentants des 311 Eglises membres du COE ont reçu à cette occasion le signal du messager aborigène autorisant les participants a pénétrer sous la "tente-sanctuaire" qui
leur servira jusqu’au 20 février de lieu de rencontre.
C’est par une évocation du long pèlerinage de l’oecuménisme, marqué par
six Asemblées déjà, que s’est ouvert le culte. Une cérémonie placée sous le
signe de l’Esprit. La prédication était assurée par Paul Reeves, ancien archevêque et ancien gouverneur général de la Nouvelle-Zélande.
Deux séances préparatoires en prélude à la VIIe Assemblée, l’une tenue
par les femmes, l’autre par les jeunes, avaient préalablement donné le coup
d’envoi des 13 journées que vivront les délégués venus du monde entier.
Quelque 300 femmes réunies du 3 au 5 février ont envisagé d’un point de vue
féminin le thème de l’Assemblée: "Viens, Esprit Saint, renouvelle toute la
création.
Dans le contexte actuel de la guerre du Golfe, les déléguées se sont
senties particulièrement concernées par le cri des femmes, des jeunes et
des enfants qui sont les premières victimes de cette guerre, comme de toutes les situations de conflits et de violences. Elles ont rédigé un message
qu’elles proposeront à l’Assemblée. Une délégation de femmes aborigènes australiennes participait à la rencontre pour dire la souffrances des aborigènes d’avoir été dépouillés de leur terre et de voir leur culture méconnue.
Vent de contestation
Quant au jeunes, qui avaient tenu eux aussi à se préparer, ils ont donné
le ton lors d’une rencontre de deux jours. Sous la houlette du pasteur Aaron Tolen du Cameroun, ils ont exigé une plus grande représentation et des
droits de vote et de parole dans les débats à venir. Ils constatent et regrettent la diminution du pourcentage des jeunes à la VIIe Assemblée par
rapport à celle tenue à Vancouver (Canada). "Au besoin, n’hésitez pas à
bloquer l’Assemblée si celle-ci refuse de vous écouter", leur a dit le pasteur Tolen.
Autre critique faite contre le COE, celle du métropolite de Delhi Paulos
Mar Gregorios de l’Eglise orthodoxe syrienne d’Orient en Inde. Selon lui,
le COE est tombé du faîte de son pouvoir et de son efficacité. Il indique
trois raisons: le monde prend moins au sérieux les Eglises que dans le passé; les vertus des dirigeants d’Eglises ont glissé du charisme à la bureaucratie; cette tendance se reflète dans le personnel du COE à Genève.
Enfin, dernière rencontre préparatoire, celle du Comité exécutif du COE
réuni à Canberra du 4 au 6 février pour la dernière fois de sa législation.
Un appel à la paix dans le Golfe a été lancé. Le Comité exécutif demande à
toutes les parties engagées dans le conflit de cesser immédiatement les
hostilités et les invite à entamer des négociations pour mettre un terme à
la guerre et parvenir à un règlement de la crise. (apic/com/pr)