Calcutta : Mère Teresa meurt à l’âge de 79 ans (140989)
Fribourg, 14septembre(APIC) La célèbre religieuse Prix Nobel de la Paix
1979, Mère Teresa, originaire d’Albanie, est née le 27 août 1910 à Skopje
en Yougoslavie (qui s’appelait à l’époque Uskub et appartenait à l’empire
turc), sous le nom de Gonxha Bojaxhiu. A l’âge de 18 ans, elle entre chez
les soeurs de la Lorette, une congrégation d’origine irlandaise mais
continue ensuite son propre chemin et part en Inde comme missionnaire.
C’est là qu’elle fonde la Congrégation des missionnaires de la Charité, reconnue par l’Eglise catholique en 1950. La Congrégation, implantée aujourd’hui dans le monde entier (Jordanie, Irlande du Nord, Bangladesh, Gaza, Vietnam...) compte 2’873 membres et se consacre aux malades et aux victimes de la misère.
Mère Teresa fut une étoile dans l’obscurité. Les organisations religieuses fondées par elle s’occupe aujourd’hui de quelque 80’000 enfants et ont
fait construire environ 60 écoles. Un million de malades ont été soignés
dans leurs 200 établissements et 50 léproseries ont abrité 50’000 lépreux
environ. 2’000 orphelins et enfants abandonnés vivent dans les 20 homes qui
leur sont destinés et 34’000 mourants ont pu trouver un dernier refuge dans
un de leur vingtaine de mouroirs.
Mère Teresa ainsi, que son oeuvre, sont connus dans le monde entier.
Mais peu de personnes ont pu, comme elle l’a fait, résister à la gloire et
à la célébrité. La liste des prix et honneurs reçus est longue. En 1971,
elle obtient le Prix de la paix Jean XXIII et la même année le Prix international John F. Kennedy. Citons encore le Prix Templeton en 1973 et le
Prix international Albert Schweitzer en 1975, avant d’obtenir le Prix de la
paix en 1979. Si elle devait assister à des congrès, réunions ou débats
télévisés, mère Teresa ne parlait guère, mais son message restait le même,
à chaque fois frappant. Elle disait : "L’essentiel n’est pas ce que nous
disons mais ce que Dieu nous dit et dit à travers nous."
Mère Teresa, symbole du christianisme vécu, symbole d’énergie, et d’entraide a provoqué, incité ses semblables à vivre l’Evangile, la charité. A
vivre dans l’amour du prochain. Elle a souffert de la cohue autour de sa
personne, souffert d’être la "vedette" des congrés, le point de mire, ceci
après avoir reçu le prix Nobel de la paix, qui était à la fois un prix Nobel de la charité, de l’amour du prochain.
Tout ce qu’elle a pu obtenir, elle l’a partagé avec ceux qui sont démunis de tout et les pauvres, les malades, les moribonds. Avec eux, elle a
également partagé leurs angoisses, leur misère, leur sort. Mère Teresa
avait pourtant une "recette" : "Aux uns je donne du pain, aux autres de
l’amour, suivant les besoins, c’est si simple".