Rome, 19octobre(APIC/CIP) Au Burundi, de nouvelles mesures allant dans le
sens d’une libéralisation de la vie des communautés religieuses ont été annoncées ce week-end par le chef de l’Etat, le major Pierre Buyoya.
La messe pourra désormais etre célébrée en semaine, à condition que cela
n’entrave pas le bon déroulement des travaux de développement. Les cours de
religion seront dispensés dans les écoles, au terme d’un accord entre les
communautés religieuses et le Ministère de l’Education nationale. Les communautés religieuses auront aussi la possibilité de créer des séminaires et
d’autres écoles, dans le respect des lois régissant les écoles privées. Les
réunions paroissiales sont autorisées, ainsi que les rencontres religieuses
qui se déroulent dans les établissements appartenant aux Eglises. Les mouvements catholiques pourront etre reconnus après demande préalable d’autorisation. Les communautés religieuses pourront donner des communications à
la radio et à la presse, en respectant les lois qui seront prochainement
mises sur pied par le Ministère de l’Information.
Les autorités ont demandé également la révision de l’enseignement dispensé dans les écoles chargées de l’alphabétisation des enfants et de l’enseignement religieux. Quant à la question des biens de l’Eglise catholique
qui sont entre les mains de l’Etat, elle sera étudiée cas par cas.
Le chef de l’Etat a réaffirmé que toutes les religions obéissant aux
lois du pays seraient respectées, ajoutant que leurs représentants légaux
devaient etre des nationaux. Après avoir garanti la liberté de religion, le
président Buyoya a réaffirmé que le Burundi est un Etat laic et que toutes
les religions seraient soumises à la meme législation. (apic/bdc/be)